Il y a trente ans disparaissait une icône de la culture populaire algéroise dont le nom est à jamais associé à la zorna, un style musical typique d'Alger et ses environs. Boualem Titiche, le plus grand musicien de zorna, vit toujours à travers une relève prolifique qui perpétue cet art jusqu'à adopter, en toutes circonstances, le costume traditionnel algérois, si cher à l'illustre zernadji.Boualem Titiche, Boualem Mansouri de son vrai nom, était le plus célèbre instrumentiste de zornadjia, un style musical hérité de l'époque ottomane.
Il est à la zorna ou ghaïta, Mustapha Skandrani est au piano, Abdelghani Belkaïd-Ahmed au violon, ou encore Alilou (Debbah Ali) à la derbouka.
Il se faisait un point d'honneur à perpétuer la zorna, portée par la ghaïta, les tbilette et le tbel, habillé en costume traditionnel algérois : seroual testifa (pantalon traditionnel), bediaa (gilet brodé), chéchia stamboul (le couvre-chef propre aux citadins) et babouches aux pieds, devenant ainsi l'ambassadeur d'une tenue vestimentaire en déperdition.
Ce costume deviendra plus tard un habit de fête pour les enfants et sera repris sous plusieurs déclinaisons dans les spectacles, notamment ceux du Ballet national.
Dès son jeune âge, Boualem, né en 1908 à El-Biar (Alger), accompagnait son père Hadj Ahmed à la percussion (tbilette).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lesoirdalgerie.com