Alger - Revue de Presse

Ligne ferroviaire Annaba-Ramdane Djamel Un consortium algéro-espagnol mis en demeure



Pour «non-respect des clauses contractuelles», le consortium, composé de l?espagnol Obrascon Huarte Lain (OHL) et d?INFRARAIL Algérie, risque de perdre le marché qu?il a décroché en février 2006 pour la construction d?une ligne ferroviaire de 95 kilomètres, entre la ville de Annaba et Ramdane Djamel. Le maître d?ouvrage délégué, en l?occurrence l?Agence nationale d?études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) a, en effet, et par voie de presse, mis en demeure le groupement l?invitant à remplir ses engagements contractuels dans un délai de 30 jours, faute de quoi, «il sera procédé à la résiliation du marché aux torts exclusifs du groupement OHL (Espagne) et INFRARAIL (Algérie).»Â Parmi les griefs reprochés au consortium, son non-respect des engagements prévus dans le planning général des travaux du 15 juin 2007, mais aussi des engagements relatifs au planning des études du 07 mai 2007. Déjà, et selon les termes de l?accord liant les deux parties, les travaux devaient durer 39 mois. Dix-neuf mois après l?attribution du marché, les travaux sont toujours au point mort. D?importants retards sont aussi constatés dans les études d?exécution, l?installation de chantier et même dans l?amenée du matériel. Dans la perspective de redresser la situation, et usant de sa qualité de maître d?ouvrage délégué, l?ANESRIF a tenu, durant l?année en cours, pas moins de cinq réunions avec le groupement chargé de la réalisation des travaux, mais sans résultat probant. L?ANESRIF estime, à ce propos, que «les engagements, tenus par le groupement lors de ces réunions, n?ont pas été respectés». Le contrat prévoit, pour rappel, la création d?une nouvelle voie ferrée et le réaménagement de la ligne existante pour permettre la double circulation des trains à une vitesse de 160 km/h. En cas de résiliation du marché, dont le montant est de 248 millions d?euros, l?espagnol OHL, qui en détient 85 % des parts, serait certainement le plus grand perdant d?autant plus qu?il risque de payer une indemnisation pour le préjudice qu?il a causé aux pouvoirs publics algériens, notamment en terme de retards mais aussi de manque à gagner. Il est aussi reproché au groupe espagnol, considéré en Espagne comme le sixième plus important groupe en BTP, son recours abusif à la sous-traitance locale. Ce procédé n?est pas une pratique propre à OHL. D?autres groupes étrangers l?utilisent souvent pour limiter les dépenses et le président de la République l?a dénoncé publiquement.
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