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Libre arbitre VS Agressivité'



Libre arbitre VS Agressivité'
réalisé par Justin Kurzel, ce long métrage est à l'affiche à Alger jusqu'au 7 janvier à partir de 16 h et du 8 au 12 janvier à partir de 13h.La violence est-elle vraiment héréditaire comme le suggère la théorie du philosophe Cesare Lombroso qui affirme que le crime est dans nos gènes'Callum est condamné à mort pour meurtre. Après son exécution, il est recueilli par une équipe de scientifiques qui cherchent à l'utiliser pour voyager dans le temps. Callum est dans la lignée des Assassins, une tribu qui s'oppose aux Templiers qui désirent mettre la main sur une pomme ancestrale afin d'asservir l'humanité.En retournant en 1492 dans la peau de son ancêtre, Callum doit retrouver un important garçon et éviter que la pomme ne tombe entre de mauvaises mains. En passant régulièrement du passé au présent, le prisonnier en apprend de plus en plus sur les intentions de ses sauveurs. Ceci est le synopsis du film réalisé par Justin Kurzel. Mais ce que ne dit pas le synopsis par contre c'est que ce film est l'adaptation d'un célèbre jeu populaire du même nom, Assassin's Creed, lequel est inspiré directement d'une bande dessinée dont le dessin est signé par l'Algérien Defali Djilalli.La fille qui sera amenée à prendre en charge cette mission scientifique n'est autre que Marion Cotillard fidèle à elle -même. Tandis que l'acteur sur les épaules duquel repose l'histoire de la série des Assassins, n'est autre que le majestueux Michael Fassbender, sexy, un p'tit brin drôle et caustique mais bien mouvant dans ce film super bluffant en matière d'effets spéciaux. Un film sombre, parfois un peu trop, mais génial par la beauté esthétique de ses plans quand il reconstitue le mystère aérien plein d'éther de l'Espagne et son environnement chaotique, avec ses larges plans panoramiques à vous couper le souffle.L'esprit du jeu, d'après certains initiés - non, nous n'avons jamais essayé au jeu- est bien respecté, jusqu'à l'aigle dans le ciel et le concept de l'Animus, la machine à remonter le temps est encore plus intéressante qu'une simple chaise. Ici les magnats du jeu peuvent se régaler, entre voyage dans le présent et le passé, il y a l'élégance de la mise en abyme et l'installation des éléments à décoder, même si l'on se perd parfois dans les dédales et succursales de cette histoire qui se mord la queue par les intentions saugrenues de ces scientifiques qui ne tiennent pas beaucoup la route.La vérité, elle, on ne la connaît que vers la fin. Car, prendre possession en effet de la pomme d'Eden qui contient les gènes de l'instinct humain et son libre arbitre, afin de combattre la souffrance humaine et éradiquer la violence dans le monde, on n'y croira pas trop.La logique est dans le mal encore une fois. Trouver le poison dans la pomme qu'on tentera de sauver en se rebellant encore une fois contre celui qui part soi-disant d'une bonne intention. Et justement tout au long du film, nous allons nous demander «mais qui est véritablement le bon et le méchant dans toute cette histoire'». Comme dans Infarno, c'est dans un musée que l'on partira à la quête du saint graal et c'est dans le tombeau de Christophe Colomb cette fois que l'on découvrira ce trésor caché depuis des siècles avant de tenter de l'anéantir ou de le protéger. Assasin's Creed a en cela de puissant, sa fin coriace qui laisse ouvert le scénario aux moult champs possibles. Mais il y a aussi ces cascades, sa bande son musicale, le rythme de ses jeux d'ombre et de lumière et l'originalité de l'action même, au-delà du fait que certains acteurs auraient pu apparaître un peu plus. Mais ici, tout repose sur les épaules d'un seul héros qui, entre ombre et lumière a choisi d'aller jusqu'au bout de sa légende personnelle, car sa vie en dépend, elle est littéralement en jeu.A l'époque où tout se rapporte à la religion et à la politique, et où les populations dit- on, sont guidées par le syndrome du suivisme, un homme va prendre en main sa destinée. tout est permis...Mais dommage que le film ne devient intéressant que vers la fin. Sympa et divertissant, même s'il est un peu lassant et incohérent par moment il est à l'affiche de la salle Ibn Khaldoun jusqu'au 7 janvier à partir de 16 h et puis du 8 au 12 janvier à partir de 13h.
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