
Le bras de fer entre les travailleurs et l'actionnaire majoritaire Isaâd Rebrab perdure.Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, la section syndicale a dénoncé la direction du journal qui «au lieu de répondre favorablement aux revendications légitimes des employés, s'enfonce dans sa logique jusqu'au-boutiste, créant un préjudice financier sans précédent à l'entreprise».Le communiqué note que cette «indifférence générale affichée par la direction vis-à-vis de ce dommage financier et du devenir du quotidien a des explications. Mais avant d'aborder cette attitude irresponsable, les dirigeants de l'entreprise se sont donnés publiquement en spectacle».Le document des travailleurs, relève «le malaise et l'absence d'arguments à avancer pour expliquer le pourquoi et le comment qu'un quotidien de cette trempe (financièrement parlant) subit la première grève illimitée de l'histoire de la presse dite indépendante (...)».D'autre part, la section syndical a relevé la sortie de l'un des actionnaires et fondateurs du journal en l'occurrence Ahmed Fattani quand elle écrit dans son communiqué: «à la surprise générale, c'est un actionnaire et l'un des fondateurs du quotidien Liberté, M.Fattani, qui a révélé dans la presse le bénéfice annuel: 60 milliards!!! Alors Messieurs de la direction, vous en dites quoi' Un bénéfice de 60 milliards n'est-il pas faramineux pour une PME qui emploie 200 travailleurs'» Réitérant son entière solidarité et son soutien aux travailleurs grévistes, M. Fattani a révélé que, depuis que Rebrab a fait main basse sur le quotidien Liberté, il en a fait carrément une machine à sous.Pour preuve, souligne Ahmed Fattani,«toute la publicité du groupe Cevital, Hyundai, Uno, Samsung Samha, et bien avant Mittal Sider, qui paraît dans Liberté n'a jamais été réglée rubis sur ongles». Pour le fondateur de Liberté, «cette situation pourrait s'apparenter à un cas d'abus de bien social relevant bien entendu du pénal. Cela sans compter que le fisc a son mot à dire dans ce préjudice».D' autre part, M.Fattani s'interroge sur le fait que la publicité accordée par l'Anep (près de trois pages par jour) a un prix élevé, et qui tourne annuellement entre 15 et 20 milliards de centimes est une subvention pour une entreprise de presse et non pour un groupe économique privé.«C'est ce qui explique peut-être les causes réelles de cette performance qui a fait de lui un Crésus dont Forbes a estimé sa fortune à 3 milliards de dollars.»Et à M.Fattani de s'interroger: «De quelle complicité Rebrab jouit-il' Il a tenté d'augmenter le capital social de la Saec qui édite Liberté de 300.000 DA à près de 46.300 millions DA pour réduire les parts sociales que détient le directeur fondateur Ahmed Fattani.» Tous les notaires d'Alger ont refusé carrément de souscrire à cette manoeuvre déloyale car on n'a jamais vu une Sarl avec un capital social aussi élevé, ce qui est formellement interdit par la loi et le droit commercial. Il s'agit bel et bien d'un dol.Par ailleurs, le Syndicat national des journalistes a exprimé son soutien «naturel, total et indéfectible à l'ensemble du collectif rédactionnel et des travailleurs du quotidien Liberté».Le Syndicat a interpellé l'employeur pour qu'il «honore ses engagements et procéder aux augmentations salariales initialement convenues entre les deux parties».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com