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«Libérons aussi notre imaginaire» Diawara Manthia, enseignant malien à l'université de New-York



«Libérons aussi notre imaginaire»                                    Diawara Manthia, enseignant malien à l'université de New-York
«Libérer l'Histoire doit être accompagné par libérer l'imaginaire». C'est manifestement la conviction de Diawara Manthia. Ecrivain malien et enseignant de littérature à l'Université de New-York, Diawara qui intervenait dans l'après-midi d'hier au colloque qu'organisent le Cnrpah et le journal la Tribune à la Bibliothèque nationale du Hamma (Alger), a voulu marquer ses distances en développant un discours peu courant au sein des élites du continent. Sous le thème «de la Nation au panafricanisme», la communication de Diawara a abordé plus la question de l'Etat-nation. Le conférencier en est ainsi convaincu des limites de ce bâti nommé «l'Etat-nation». Il en donne un argument solide et surtout en lien direct avec ce qui se passe dans le continent africain. Pour illustrer les limites des Etats-nations, Diawara note «l'incapacité de plusieurs pays de la région à convaincre le Conseil de sécurité pour une intervention au Mali», alors qu'une personne a pu convaincre Nicolas Sarkozy et Barak Obama pour une intervention militaire en Libye. Il s'agit bien entendu de Bernard Henry Lévy, le «philosophe des salons» et le «conseiller» attitré des puissances occidentales. Le parallèle établi ainsi, Diawara s'interroge sur fond d'inquiétude. «Que faire aujourd'hui '», dit-il. Sa suggestion : «Il faut réimaginer l'Afrique». Une nécessité qui passe, soutient-il, par «une libération de l'imaginaire».
A. Y.
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