Entretien - Le président de la ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III, dans l'émission «Football Magazine», a émis quelques souhaits pour cette manche retour.
«Je m'attends à ce que le niveau soit meilleur que la phase aller, que les supporters soient encore plus nombreux et surtout le fair-play, même si certains stades ne sont pas commodes pour accueillir les rencontres.» Et à propos d'infrastructures, Kerbadj a indiqué que le problème résidait dans la gestion des stades qui ne relève pas directement des clubs, mais des collectivités locales ou des OPOW. «Il est temps que les stades soient confiés aux clubs sous une forme ou une autre, comme c'est stipulé dans le cahier des charges. D'ailleurs, la saison prochaine, les clubs qui n'auront pas à respecter cet aspect seront délocalisés.» Dans la foulée, le patron de la ligue confiera qu'à travers la maquette du futur stade de Baraki, Alger aura son «petit Radès», l'équivalent de l'enceinte de Tunis, mais avec une contenance de 40 000 places. Le stade de Tizi-Ouzou, lui, sera «un petit bijou», selon Kerbadj qui se fie aux dires de Mohand Chérif Hannachi, le boss de la JS Kabylie qui attend cette infrastructure avec impatience. Mais en attendant, le championnat «professionnel» reprendra ses droits dans les mêmes enceintes, dont certaines sont hostiles ou sont bien loin des normes admises à l'échelle internationale.
S'exprimant toujours sur les ondes de la radio nationale, le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, a indiqué que la direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) sera mise en place juste après l'assemblée générale de la ligue, prévue le début du mois de février et sera ainsi fonctionnelle. Kerbadj estime que cette structure aura un rôle important pour cadrer le professionnalisme naissant dans notre pays, puisqu'elle pourra se prononcer sur plusieurs aspects et «réglera pas mal de problèmes, dont la viabilité des clubs par rapport à leur situation financière.» Le président de la ligue s'est dit d'avis de plafonner les salaires des joueurs, comme c'est le cas dans plusieurs disciplines professionnelles aux Etats-Unis, afin d'éviter des situations compliquées relatives aux impayés. A ce propos, la ligue a annoncé que tous les clubs de Ligue 1 ont payé leurs dettes et ont pu obtenir ainsi les licences de leurs nouveaux joueurs, ce qui n'est pas le cas pour certaines formations de Ligue 2, comme le CA Bordj Bou-Arréridj, le MO Constantine, le MO Béjaïa, le RC Kouba et l'O Médéa. Comment cela a été fait pour les clubs de l'élite ' On n'en saura pas grand-chose, sauf que les contentieux financiers sont désormais réglés et que la ligue prélèvera le plus gros montant des dettes des droits de retransmission télévisuelle. A titre d'exemple, la direction du MC Alger a adressé une lettre d'engagement pour se désister des 1,2 milliard de centimes des droits TV pour éponger et solder sa situation vis-à-vis des joueurs impayés. Sur un autre plan, Kerbadj a estimé que les dirigeants non seulement manquaient d'imagination en matière de merchandising, mais qu'en même temps ils font les frais de l'implacable loi du marché informel et de l'absence d'une véritable culture orientée vers la consommation de produits dérivés estampillés aux couleurs des clubs. Concernant la date limite des transferts durant le mercato, le président Kerbadj a déclaré, sans trop convaincre, que le championnat d'Algérie avait ses spécificités et que la ligue ne pouvait pas prolonger la date des mouvements des joueurs au 31 janvier, comme c'est le cas d'autres championnats, notamment européens. Certes, la FIFA a fixé une date buttoir, mais pour éviter «la pagaille», la LFP a pris le soin d'arrêter les transferts au 17 janvier, ce qui permettra au championnat de débuter dans de meilleures conditions. Enfin, s'agissant de la fin du championnat, Kerbadj confirme que celle-ci interviendra avant les délais prévus en raison des législatives annoncées en mai prochain et que la LFP a déjà commencé à retoucher au calendrier pour gagner plusieurs journées, y compris en faisant disputer les matchs de coupe d'Algérie au milieu de la semaine.
En hommage à Omar Kezzal
Une minute de silence sur tous les stades
A l'occasion de la reprise du championnat, la LFP a décidé de faire observer une minute de silence à la mémoire du défunt ex-président de la fédération algérienne de football (FAF) Omar Kezzal, ravi il y a si peu aux siens à l'âge de 76 ans. Tous les stades qui abriteront les rencontres des championnats de Ligues 1 et 2 se recueilleront en hommage à ce grand dirigeant qui a présidé aux destinées du football algérien à trois reprises : désigné en septembre 1982 (jusqu'à avril 1984), puis élu en 1989 (lors de la première élection au niveau de l'instance fédérale) jusqu'à novembre 1992 et enfin du 13 avril 2000 au 23 août 2001. Kezzal marquera son passage par, entre autres, le succès de l'équipe nationale à la CAN 1990 et par l'introduction de l'informatique dans la gestion de la fédération.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com