Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a inauguré, jeudi dernier, la 27e édition de la Foire de la production nationale, qui se tient du 21 au 26 décembre en cours, au Palais des Expositions aux Pins-Maritimes à Alger. «Nous nous félicitions de ce que l'exportation soit définitivement ancrée dans la culture des opérateurs économiques algériens, publics comme privés», dira Ouyahia à la fin du périple de trois heures qu'il a effectué à travers les différents stands où exposaient pas moins de 430 entreprises.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Se sachant particulièrement «attendu» par les médias notamment, en raison des derniers bouleversements que vient de connaître la scène politique nationale, ces derniers jours, le chef de l'exécutif éludera superbement l'exercice des questions-réponses classique avec les journalistes qu'il contournera en lui préférant une simple déclaration.
«Mon message, aujourd'hui, s'adresse d'abord aux entreprises nationales, publiques et privées, qui méritent toutes nos félicitations. Mon autre message s'adresse à nos citoyens que nous invitons à méditer sur le marché national, riche en produits locaux de qualité.» Il ajoutera : «Nous constatons, aujourd'hui, que l'exportation est ancrée dans la culture de l'opérateur économique algérien, aussi bien public que privé.» Aussi, «c'est grâce à cette nouvelle politique et cette vision que le développement se réalisera. Le développement ne se réalise pas du jour au lendemain, mais progressivement et grâce à la stabilité. C'est pourquoi nous prions le Tout-Puissant de préserver un tel acquis.»
Placée sous le thème «Réussir les exportations pour une croissance économique durable», cette 27e édition de la Foire d'Alger dédiée à la production nationale offrira l'opportunité au Premier ministre de livrer quelques messages, à chacune de ses nombreuses haltes.
«Je passe mon temps à recevoir des demandes émanant d'opérateurs économiques m'exhortant à chaque fois à lever l'interdiction d'importation des camions et des bennes (?)», dira-t-il, à titre d'exemple, aux responsables de la Société nationale des véhicules industriels SNVI, avant d'ajouter : «Je demande aux travailleurs de la SNVI de fournir davantage d'efforts pour pouvoir satisfaire la demande locale et limiter les importations (?). Nous comptons établir un large partenariat (avec des étrangers, ndlr) et personne n'entravera l'avenir de ce complexe industriel qui est le patrimoine du peuple algérien.»
Ouyahia parlera également du problème des salaires des travailleurs de la SNVI «alors que le partenaire social a réagi à ce sujet». «Mais, poursuivra-t-il, une solution s'impose à ce problème en suspens depuis plus d'une année.» Au pavillon des industries militaires, où plusieurs entreprises affiliées au ministère de la Défense exposent divers produits, y compris dans le textile, Ouyahia a exhorté ces entreprises à s'ouvrir au marché civil, mais aussi à se préparer à prendre d'importantes parts de marché, notamment des commandes publiques, pour la fourniture de bus pour le transport scolaire, à travers tout le territoire national. De manière plus générale, et pour mieux inciter les entreprise algériennes à se tourner vers l'exportation, toutes filières confondues, Ouyahia a insisté sur l'esprit d'initiative. «Il faut faire montre d'agressivité pour conquérir des marchés extérieurs», enjoignait-il à chaque fois.
En contrepartie, le Premier ministre affirmera que son gouvernement s'engage à lever tous les obstacles, toutes les entraves qui se dressent contre cette démarche, dissuadant à chaque fois les opérateurs économiques à se projeter vers la conquête des marchés extérieurs, à savoir, essentiellement, les blocages bancaires et douaniers.
A cet effet, Ouyahia annoncera, officiellement, que la Banque extérieure d'Algérie (BEA) sera la première banque nationale à ouvrir des filiales à l'étranger, en France plus précisément, dès 2019.
Il faut dire que, conséquemment à la crise chronique des marchés pétroliers, qui persiste depuis 2014, la diversification de l'économie nationale hors hydrocarbures et la quête de marchés pour la production nationale, tous secteurs confondus, n'est plus un slogan creux et de circonstance, mais une nécessité vitale.
K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Amarni
Source : www.lesoirdalgerie.com