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Leur redistribution a clochardisé les cités



Leur redistribution a clochardisé les cités
Attendue depuis la fin juillet 2015, la redistribution des locaux dits «de Bouteflika» n'aura eu d'épilogue qu'en janvier à El Tarf, avec une cérémonie de remise des affectations organisée dans l'enceinte de la nouvelle APW.Chacun avait vu dans cette opération, baptisée par le gouvernement «100 locaux pour chaque commune», lancée par le président de la République en 2005, un moyen d'enrayer la hausse du chômage des jeunes. Elle devait procurer 300 000 postes de travail pour les 18-50 ans.On les voit partout et on les reconnaît immédiatement parce qu'ils sont identiques, d'El Kala à Maghnia et d'Alger à Tamanrasset. Sur toute l'étendue du territoire, l'opération électoraliste n'a pas eu le succès attendu.Des locaux ont été rapidement accaparés, certes, mais pour rester fermés, d'autres ont été boudés, car mal implantés, mal conçus, exigus et en plus affectés par les élus locaux avec népotisme et favoritisme. Dix ans après le lancement de cette opération, l'échec est patent, il est visible et apparent, incrusté dans le décor de toutes les communes d'Algérie. A El Tarf, une opération de récupération de ces locaux a été lancée pour redonner un sens à cette bavure qui, certes, procure des emplois, mais clochardise nos cités.675 locaux, auparavant affectés mais restés fermés, ont été récupérés et réaffectés ? sur la base de listes établies par l'Ansej, l'ANEM, l'Angem, la direction du tourisme pour les artisans et la direction du commerce ? et le wali d'El Tarf a tenu à désigner ces institutions comme responsables dans le cas où des affectations seraient contestées. Une opération qui a pris plus de temps que prévu à cause de difficultés imprévues au niveau des APC. En effet, des résistances sont apparues lorsque certaines d'entre elles se sont montrées frileuses à l'idée de retirer les locaux à certains pour les affecter à d'autres. Cette étape est aujourd'hui dépassée, mais la redistribution fait encore des vagues. Les bénéficiaires se plaignent de leur implantation car, par exemple, une coiffeuse ou une couturière se sont retrouvées entre un vulcanisateur et un soudeur..


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