Alger - A la une

Les violences "ont hypothéqué l'accord de paix"



Les violences
La dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du Mali et les violences armée opposant les mouvements signataires de l'Accord d'Alger, depuis mai, inquiètent de plus en plus l'ONU, parrain du processus de paix dans ce pays. "Après quatre mois d'accalmie, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a encore une fois été la cible d'une série d'attaques coordonnées le 3 octobre dernier", a dénoncé jeudi soir le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Mali. "Ces attaques contre l'autorité de l'Etat ont en effet lieu sur un fond de dégradation générale de l'état de droit et de la cohésion sociale", a ajouté M. Ladsous, affirmant que "dans ce contexte, il est important que le gouvernement du Mali, avec tous les ministères pertinents et le soutien de l'ONU, poursuive ses efforts visant à l'élaboration d'une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, multiforme et cohérente, qui inclut des mesures visant à prévenir l'extrémisme violent", lit-on sur le site d'information de l'ONU. Selon lui, la dégradation des conditions sécuritaires, qui a favorisé le redéploiement des groupes terroristes islamistes, est "incompatible avec une stabilisation durable, fût-elle partielle, de la situation". Par ailleurs, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion) a dénoncé dans un communiqué rendu public dans la nuit de jeudi à hier une décision du gouvernement malien d'organiser les élections locales pour le 20 novembre 2016. "Cette décision est prise au moment où la CMA dépose sa liste de conseillers régionaux pour la mise en place des autorités intérimaires en vue de doter les régions d'organes chargés d'organiser les élections, préparer le retour des dizaines de milliers de refugiés et de déplacés sans lesquels une élection crédible paraît irréalisable", a indiqué le communiqué, ajoutant que "cette décision n'a pas associé toutes les parties signataires de l'accord pour permettre le choix d'une date consensuelle".L. M.
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