Plusieurs dizaines des délégués du syndicat des travailleurs d'Algérie Poste des 48 wilayas, sont entrés depuis hier dans un mouvement de protestation ouverte.
Ils exigent le départ du directeur général d'Algérie Poste. «Après plus de 30 ans de service, nous n'avons bénéficié d'aucune promotion et nos conditions de travail sont lamentables au niveau des postes», ont scandé de nombreux employés à coté de la grande poste, et ce, en parallèle du passage de Moussa Benhamadi et du directeur général d'Algérie Poste.
Plus de 25.000 employés qui sont concernés par la même situation a-t-on déploré. «Notre malheur ce sont les représentants syndicaux qui ne représentent qu'eux mêmes», regrettent les dizaines d'employés. Tournant le dos aux préoccupations des travailleurs, des syndicalistes ont été soudoyés par des postes et des privilèges, rien que pour bénéficier des promotions au détriment de l'intérêt général et de l'entreprise Algérie Poste.
Rassemblées dans un document rendu public, neuf revendications ont mis en avant leurs préoccupations.
Ces employés qui dépassent l'âge de la retraite continuent à souffrir le martyre. Ils se plaignent du manque du minimum, à commencer par les chaises aux niveaux des guichets de postes. Sans eau et sans électricité depuis l'incident de la grande poste du 19 décembre dernier, des employés n'ont pas écarté l'hypothèse des gouttes d'eau qui sont à l'origine du court circuit qui a coûté très cher à Algérie Télécom et à tout le secteur.
Tenant compte des préoccupations communes à travers le pays, il est question de plus de 25 wilayas qui ont déjà commencé à observer des arrêts de travail, afin de dénoncer le «ras-le-bol» qui sévit dans les agences postales.
Mépris, harcèlement moral et professionnel, favoritisme, passe-droits, stagnation professionnelle, absence de formation et gestion de carrières, sont leurs préoccupations. «On veut cacher le soleil avec le tamis. Venez voir les conditions et les bureaux des agences. Souvent, il y'a absence de timbres fiscaux, mandats et autres documents qui puissent répondre aux besoins des services publics, et ce, en plus de la pression du public devant les guichets», déplore t-on.
Certains travailleurs n'ont pas hésité à se poser des questions. «Où va l'argent d'Algérie Poste'», s'interrogent t-ils.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com