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Les travailleurs de la SCHPM en colère



Les travailleurs de la Société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) tentent d'attirer l'attention des pouvoirs publics. Sans salaires depuis plus de quatre mois, une situation qui impacte sérieusement leur vie sociale, ils vont observer un sit-in demain lundi, devant le ministère de l'Agriculture.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le calvaire des travailleurs de la Société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) perdure depuis plus de quatre mois. L'arrêt total des activités de courses et du pari mutuel, dont les recettes constituent la seule source financière de l'entreprise, le 17 mars dernier, en raison de la propagation de la pandémie de Covid-19, a coupé les vivres à la société. Celle-ci n'honore plus, depuis cette date, les salaires de ses employés qui, pourtant, sont restés mobilisés et continuent, à ce jour, à assurer leurs tâches. Les travailleurs directs et indirects de la société vivent, depuis, une situation de «précarité très avancée. Les salariés de l'entreprise n'ont pas perçu leurs salaires depuis le mois de mars dernier suite à l'arrêt de l'activité hippique. Ils ont été privés de leur gagne-pain et ont passé le mois de Ramadhan puis les fêtes religieuses de l'Aïd el-Fitr et de l'Aïd el-Adha sans un rond. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus faire face à leurs charges quotidiennes, ni à leurs engagements», précise Djamel Oudafal, le coordinateur national du syndicat des travailleurs de l'entreprise SCHPM, affilié à l'UGTA (Union générale des travailleurs algériens). Il rappelle que les pouvoirs publics qui se sont engagés dès le début de la crise sanitaire, pour la prise en charge immédiate des salaires des employés directs et indirects de l'entreprise n'ont pas tenu leur promesse. «Ils ont promis de nous prendre en charge suite à l'arrêt des courses, mais depuis, nous n'avons rien vu arriver à ce jour», dit-il. N'en pouvant plus d'attendre face à la situation difficile qu'ils vivent au quotidien, ces travailleurs comptent observer, demain lundi 3 août, un sit-in devant le ministère de l'Agriculture, à Alger. Pour le collectif des travailleurs directs et indirects de la Société des courses hippiques et du pari mutuel, cette protestation reste désormais leur ultime moyen pour crier leur détresse. Ils déplorent, à cet effet, le silence des pouvoirs publics. «Nous avons saisi le ministre de l'Agriculture, le Premier ministre et même le président de la République mais nous n'avons eu aucune réponse. D'ailleurs, aucune suite n'a été donnée à l'indemnisation promise aux travailleurs», assure le coordinateur national du syndicat des travailleurs de l'entreprise. Outre trouver des solutions pour les tirer de cette situation qu'ils qualifient de «dramatique», les travailleurs directs et indirects de la SCHPM plaident également pour la mise en ?uvre du protocole sanitaire qu'ils ont proposé pour la reprise des courses hippiques.
Ry. N.
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