Alger - A la une

Les travailleurs de la briqueterie de Fréha en colère



Les quatre-vingt travailleurs qu'emploie cette unité ont, dans un ultime espoir, saisi le ministre de l'Industrie et des Mines à travers une lettre ouverte, en vain.Les travailleurs de l'unité publique Briqueterie-Tuilerie de Fréha, dans la région d'Azazga, sont à nouveau revenus à la charge depuis avant-hier, en entamant un mouvement de protestation pour dénoncer la situation critique qui prévaut au sein de leur entreprise et exprimer leur inquiétude quant à leur avenir professionnel, devenu des plus incertains. Sans salaire depuis sept mois, les quatre-vingt travailleurs qu'emploie cette unité ont, dans un ultime espoir de voir les autorités se pencher sur leur situation, saisi le ministre de l'Industrie et des Mines à travers une lettre ouverte, en vain. La rencontre à laquelle les représentants de ces travailleurs ont fini par être conviés le 24 juin dernier à la direction du pôle d'Alger n'a débouché, soutiennent les travailleurs, sur aucune perspective de solution. "La réunion qui a eu lieu le 24 juin à la direction du pôle d'Alger n'a malheureusement rien apporté comme solution à la crise financière de l'entreprise", lit-on dans une déclaration rendue publique, hier, par la section syndicale de l'entreprise.
Pis encore, pour les travailleurs de l'UTB Fréha, il est clair que désormais c'est la mort programmée de l'entreprise qui est mise en branle et, par conséquent, l'hypothèque de l'avenir des travailleurs et l'anéantissement de leurs derniers espoirs. Dans la même déclaration, la section syndicale a annoncé que les travailleurs ont convenu de ne reprendre le travail qu'après versement des sept mois de salaires non payés, l'obtention de garanties quant à la perception des prochaines mensualités de manière régulière, la régularisation de la situation administrative des travailleurs et l'amélioration des dispositifs sanitaires et des conditions d'hygiène au sein de l'entreprise.
En attendant la réponse de leur tutelle, les travailleurs ont décidé de mener une série d'actions de protestation afin de mettre la pression sur leurs responsables et de les amener à prendre des décisions de nature à sauver l'entreprise et les emplois. À rappeler que le principal problème que vit cette unité publique est d'ordre financier, tant dans le courrier adressé au ministre les travailleurs ont souligné que "la situation de la trésorerie de l'entreprise a accusé un sacré coup en raison de la perte des nombreux clients potentiels générateurs d'un important chiffre d'affaires".
"Aujourd'hui, nous sommes dans l'incapacité de faire face au règlement des factures des fournisseurs, au paiement des dettes fiscales et parafiscales, aux échéances de paiement des annuités des emprunts bancaires contractés dans le cadre du financement des opérations de rénovation et de modernisation de notre unité de production, entre autres, les charges fixes de consommation d'énergie électrique, de gaz et de carburant dont nous ne pouvions pas nous passer, dans le cadre du fonctionnement normal de nos activités quotidiennes", ont-ils encore ajouté.

Samir LESLOUS
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)