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Les travailleurs de l'Etusa durcissent le ton Bus et tramway à l'arrêt depuis lundi à Alger



Les travailleurs de l'Etusa durcissent le ton                                    Bus et tramway à l'arrêt depuis lundi à Alger
Photo : S Zoheir
Par Karima Mokrani
Près d'un millier de travailleurs de l'Entreprise du transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) se sont rassemblés hier, devant le siège de la centrale syndicale Ugta pour dire leur colère contre leur direction générale et contre le syndicat d'entreprise qu'ils renient, selon leurs dires. La direction générale parce qu'elle tarde à faire appliquer la convention collective, signée en 2007 et le syndicat d'entreprise parce qu'il «nous a lâché et tergiverse, lui aussi, sur l'application de cette convention». La veille, seulement une centaine de manifestants
étaient présents sur les lieux. Hier, ils étaient nettement plus nombreux, plus d'un millier comme susmentionné, suite à un appel lancé par certains d'entre eux, en tant que porte-paroles d'un mouvement «travailliste» naissant et non pas en tant que membres du syndicat dont ils ne veulent plus parler. 1 700 noms figurent sur la pétition distribuée juste après. «Ils doivent comprendre que ce mouvement est celui des travailleurs et non pas de leur syndicat. Nous n'avons rien à voir avec ce syndicat et nous refusons d'engager des discussions avec lui, ni d'ailleurs avec la direction générale.» En revanche, ces mêmes travailleurs affirment avoir une confiance totale en Sidi Saïd, le secrétaire général de l'Ugta et ont même accepté la médiation de la Fédération nationale des travailleurs du transport (Fntt), affiliée justement à l'Ugta, pour porter leurs doléances aux autorités concernées. «Nous leur avons remis la plate-forme des revendications, à leur demande. Nous attendons du concret. Des engagements écrits et non pas des paroles.» Dans le cas contraire, «nous ne quitterons pas cette place. Nous continuerons à nous rassembler et crier notre colère ici même, du matin, au soir, jusqu'à ce qu'ils bougent dans le sens d'une satisfaction véritable de nos revendications». La grève des travailleurs de l'Etusa qui inclut, précisons-le, ceux de l'entreprise du tramway d'Alger, n'est pas sans conséquences sur ces usagers parmi les fonctionnaires, les citoyens ordinaires'mais aussi les étudiants. 400 bus de l'Onou (Office national des 'uvres universitaires) seraient à l'arrêt depuis cet appel à la grève.
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