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Les travailleurs communaux ont débrayé



A l'appel de la Fédération des collectivités locales, les travailleurs communaux se sont invités à la tension sociale. Trois jours durant, ils sont revenus à la charge par une grève cyclique. Cette action, décidée lors d'une réunion tenue le 14 mars dernier, à la Maison du peuple, à Alger-Centre, marque la désapprobation quant à la décision des responsables du Snapap de Béjaïa de rejoindre en bloc le Satef. Exception faite des travailleurs du secteur de l'Education nationale et ceux de la santé publique, les adhérents des autres secteurs sont restés fidèles à leurs syndicat. C'est la remarque qu'il convient de faire à travers ce mouvement de protestation, qui a lourdement affecté de nombreuses municipalités de la wilaya de Béjaïa, même si très rapidement la mobilisation s'est effilochée, en raison de la nécessité de marquer sa présence, vu les intempéries qui ont frappé la région de Béjaïa. Par ce débrayage, les travailleurs communaux entendaient dénoncer «la situation qui prévaut dans le secteur des communes et les atteintes aux libertés syndicales enregistrées quotidiennement au niveau national ainsi que le silence et la complicité des pouvoirs publics», écrit-on dans une déclaration de la Fédération des collectivités locales affiliée à la Cgata. «La dégradation du pouvoir d'achat des travailleurs communaux, la précarité de l'emploi qui s'installe de plus en plus dans les communes par le recours abusif aux recrutements temporaires dans le cadre du pré-emploi, et l'emploi des jeunes, la non- satisfaction de la plate-forme des revendications des travailleurs communaux, la fermeture des portes du dialogue, le recours aux intimidations et à la justice pour casser les mouvements de grève, et ce, en violation totale de la Constitution et de toutes les lois de la République, et les conventions internationales ratifiées par l'Algérie», étaient autant de points soulevés par les grévistes qui comptent revenir à la charge mensuellement pour exiger «la régularité, et sans retard, du versement des salaires à l'ensemble des travailleurs communaux, la révision du statut général de la Fonction publique, la révision et l'uniformatisation de tous les statuts particuliers des fonctionnaires communaux, le respect des libertés syndicales, l'intégration en priorité de tous les contractuels et vacataires en poste et la révision des régimes indemnitaires, ainsi que les allocations familiales et les primes de scolarité.»Le Code du travail et l'association des syndicats autonomes aux réunions des tripartites, ainsi que l'ouverture de formations spéciales pour les corps techniques en vue de bénéficier des promotions, sont d'autres revendications mises en avant lors de ce premier débrayage qui marque la montée de la tension du front social.
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