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Photo : M. Hacène
Par Ali Boukhlef
Le week-end politique a été le plus animé de la période qui a suivi les élections législatives. Et, le calme venant après la tempête, les partis qui ont affiché leur radicalité après le scrutin du 10 mai, à l'image du FJD de Djaballah, ont tempéré leurs ardeurs. Quant à Moussa Touati, le président du FNA, il semble qu'il commence déjà à compter ses jours à la tête de sa formation politique. Le leader islamiste, Abdellah Djaballah, semble apparemment redouter le sort subi par son «allié» Moussa Touati qui a vu partir d'un seul coup ses neuf députés dès qu'il a décidé de leur demander de «geler les activités parlementaires». Le chef du FJD (Front pour la justice et le développement) est revenu, vendredi dernier, sur sa décision de retirer les parlementaires de son parti de l'Assemblée populaire nationale. Interrogé sur la constitution d'un groupe parlementaire avec le Front du changement, Djaballah a répondu qu'il «appartient» aux députés du FJD «qui jouissent d'une liberté d'action au sein du Parlement de décider de la formation d'un groupe parlementaire avec le FC», indiquant qu'il ne savait pas quelle suite a été donnée a cette requête. «Nous connaitrons la réponse à cette question avec le temps», a-t-il dit lors d'une rencontre tenue vendredi dernier au siège de son parti à Alger. Pourtant, la constitution de ce groupe -dont la demande a déjà été faite- est une preuve que le FJD a accepté d'intégrer les structures de l'Assemblée populaire nationale.Moussa Touati, président du Front national algérien, est dans une très mauvaise posture. Dix jours avant la tenue du congrès extraordinaire du comité central de son parti, le président du FNA tente de recoller les morceaux et de sauver ce qui peut l'être. Sachant qu'il n'est plus maître de son destin, il tente de renvoyer la balle à ses détracteurs en les accusant d'être étrangers au parti. Il a oublié ainsi que c'est lui qui les a ramené avec parfois la force de l'argent. «Même si je ne suis pas reconduit à la tête du parti à l'issue du congrès, je souhaite que le FNA demeure entre les mains de ses enfants fidèles plutôt qu'entre celles d'intrus», a-t-il dit vendredi dernier, selon les propos rapportés par l'APS.M. Touati a expliqué que la majorité des dissidents qui réclament la tenue d'un congrès extraordinaire, étaient de ceux «qui ont été écartés ou se sont retirés» du parti, y compris les membres du bureau national, ajoutant que leur objectif était «de faire dévier le FNA de sa ligne de parti d'opposition pour servir des intérêts personnels». Il a dans ce sens appelé les contestataires à débattre des questions qui intéressent le parti «conformément aux statuts du FNA et non pas dans les coulisses».Quant au FLN, la crise se corse à l'approche de la tenue, le 15 et 16 juin, de la session ordinaire du Comité central. Les dissidents, qui réclament le départ de Abdelaziz Belkhadem, ont insinué qu'ils peuvent aller plus loin. Autrement dit, des moyens pas forcément politiques peuvent être employés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.latribune-online.com