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Les syndicats en stand-by



Le projet de réforme des programmes et des manuels scolaires est désormais entre les mains des syndicats du secteur de l'éducation. Le document servira de base à des discussions devant aboutir à la tenue d'assises nationales. La réforme du cycle primaire et celle de l'examen du baccalauréat y figurent. Les syndicats ont également reçu, hier dimanche, les réponses de la tutelle au sujet de leurs nombreuses revendications. Leur réaction est mitigée.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les syndicats du secteur de l'éducation ont défilé hier les uns après les autres au niveau du ministère de l'Education. Ils en sont ressortis avec deux documents en main.
Le premier concerne un avant-projet de réformes, et le second constitue les réponses de la tutelle aux doléances soulevées lors de rencontres bilatérales antérieures. Le projet devant aboutir à une vision de ce que sera la future réforme retrace le contexte dans lequel s'imposent les changements à venir, après plus de dix-sept ans de l'ouverture d'un des plus gros chantiers du secteur.
Les priorités sont fixées : le cycle primaire et l'examen du baccalauréat figurent en bonne place dans la réforme qui sera engagée. Les syndicats sont attendus pour formuler leurs propositions. Ils sont d'ores et déjà partagés sur l'approche.
Meziane Meriane, coordinateur national du Snapest, estime qu'avant d'engager toute réforme, il serait judicieux d'évaluer ce qui s'est déjà fait et pourquoi les recommandations déjà émises n'avaient pas pu trouver de chemin vers l'application. Ce n'est qu'une fois ce diagnostic fait qu'il sera alors possible de relancer le débat sur la réforme. Pour le porte-parole du Cnapeste, le syndicat aura son mot à dire au sujet de la réforme. Messaoud Boudiba assure que le document remis par la tutelle devra d'abord être examiné par les instances du syndicat pour déterminer une position.
Celle de l'Unpef est déjà tranchée : son président, Sadek Dziri, estime que le timing choisi par leministère de l'Education pour lancer le débat autour de la réforme n'est pas approprié. Il estime qu'il aurait fallu attendre que le débat sur la Constitution soit tranché avant de l'engager, estimant que dans le texte fondamental, beaucoup de dispositions concernant l'école peuvent être introduites. Second axe de la rencontre d'hier, les revendications socioprofessionnelles. Après avoir reçu les syndicats en février et mars dernier pour écouter leurs doléances, la tutelle s'était engagée à y répondre par écrit. C'est désormais chose faite. Les syndicats savent désormais ce que pense la tutelle de leurs nombreuses revendications. Si la majorité d'entre eux ne se ont pas prononcés hier à ce sujet, préférant d'abord soumettre les réponses à la base, le président de l'Unpef a qualifié ces réponses de non-satisfaisantes. Bonne nouvelle, cependant, pour les travailleurs du secteur.
Le ministère de tutelle a donné son accord afin de prolonger l'actuel mandat des gestionnaires des œuvres sociales afin de mettre un terme au gel qui frappe ses activités.
La proposition avait été formulée auparavant par de nombreux syndicats. Ces derniers n'ont également pas manqué d'évoquer, lors de leur rencontre avec le ministre de l'Education, les conditions exceptionnelles dans lesquelles se déroulera la prochaine rentrée scolaire.
N. I.
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