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Les syndicats autonomes dénoncent leur exclusion de la tripartite



Les syndicats autonomes dénoncent leur exclusion de la tripartite
Comme annoncé précédemment, cinq organisations autonomes regroupées au sein de la Confédération des syndicats algériens (CSA) se sont déplacées hier à la place de la Grande-Poste, à Alger, pour tenir un rassemblement devant le Palais du gouvernement. Un sit-in de protestation contre leur exclusion des travaux de la tripartite. Ces derniers ont débuté officiellement hier, avec le seul syndicat Ugta (Union générale des travailleurs algériens). Les cinq organisations autonomes sont l'Unpef (Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation), le Snapest (Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique), le Snpsp (Syndicat national des praticiens de la santé publique), le Snpssp (Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique) et le Cnes (Conseil national des enseignants du supérieur). Les manifestants, dont le nombre avoisinait les 300, n'ont pas pu accéder jusqu'au Palais du gouvernement, arrêtés par des policiers déployés en force sur les lieux. Cantonnés dans l'un des jardins de la Grande-Poste, ils ont fini par se déplacer à quelques mètres de cette place et crier leur colère dans un cadre pacifique. Il n'empêche que certains d'entre eux ont été arrêtés par les agents de police et embarqués à destination des commissariats. «Nous avons enregistré au moins une trentaine d'arrestations. Les personnes arrêtées sont encore au niveau des commissariats», a indiqué hier Meziane Meriane, le porte-parole du Snapest. Ce dernier assure toutefois que «les agents de police n'ont pas utilisé la violence, contrairement aux fois précédentes».D'autres arrestations, plus nombreuses et, cette fois-ci, quelque peu brutales ont eu lieu avant l'arrivée sur les lieux des représentants des cinq syndicats. Elles ont ciblé des manifestants membres de la Coordination des familles des disparus, d'autres de la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs, ainsi que des activistes des droits de l'Homme. «Au moins une centaine de manifestants ont été embarqués de force dans les fourgons de police. Ils sont toujours dans les commissariats. Certains parmi nous ont été blessés», confie l'un des manifestants qui précise que leur action de protestation se veut un appel à «la justice» et aux «respect des libertés».K. M.


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