Alger - A la une

Les spécialistes plaident pour des contrôles «ciblés» et «intelligents»



Les spécialistes présents à la journée scientifique sur le «Sport sans dopage» ont plaidé, samedi à Alger, pour une politique de contrôle rigoureuse «ciblée» et «intelligente» afin de stopper ce phénomène qui ne cesse de gangrener le milieu sportif algérien.Organisée à l'Ecole supérieure en sciences et technologie du sport (ES/STS) par le Laboratoire des sciences biologiques appliquées au sport (LASBAS), en partenariat avec l'Association nationale algérienne de médecine du sport (ANAMS), cette journée scientifique a pour objectif l'actualisation des connaissances sur le dopage, la sensibilisation contre les dangers de ce fléau et les mesures à prendre quant à l'utilisation de certains produits à des fins thérapeutiques. Dans une communication intitulée «Le programme de contrôle dans le domaine du football : le présent et l'avenir», le Docteur Yacine Zerguini, membre de la Commission médicale de la Fédération internationale de football (FIFA) et vice-président de la Commission médicale de la Confédération africaine de football (CAF), a mis en exergue les mesures établies par l'instance mondiale pour que le football soit un sport propre respectant les valeurs du fair-play.
«La FIFA applique la politique de tolérance zéro face au dopage afin de protéger la santé des joueurs ainsi que l'image du sport.
Approximativement, 30.000 tests sont effectués chaque année dans le monde du football dont seulement 0,3% s'avèrent positifs. Il n'y a aucune preuve que le dopage est systématique dans le football», a fait savoir le Docteur Zerguini, également instructeur médical FIFA (agent de contrôle de dopage). Pour l'intervenant, la lutte contre le dopage dans le football est un effort collectif dont le résultat est le fruit de l'éducation, des contrôles systématiques et de la surveillance menée en collaboration avec les joueurs, les élus, les membres d'associations et l'Agence mondiale antidopage (AMA).
«Nous avons l'habitude de faire des contrôles antidopage par tirage au sort, mais maintenant nous utilisons les informations contenues dans le passeport biologique de l'athlète pour prouver l'existence réelle d'une substance interdite. Toutes les données de l'athlète sont stockées dans le système "ADAMS" (Système d'administration et de gestion antidopage)», a-t-il expliqué.
De son côté, le Docteur Hakima Hamlaoui, présidente des contrôles antidopage à la Commission nationale antidopage (CNAD), a présenté une communication sur le contrôle antidopage en milieu sportif, relevant que les instances nationales antidopage peuvent contrôler l'athlète «en pleine compétition, en dehors de la compétition, à tout moment et où il se trouve».
«Le code mondial antidopage constitue le document de base servant de cadre harmonisé aux lignes de conduite des organisations sportives et des autorités publiques. Certains athlètes sont poussés par l'entourage à être meilleurs, notamment les encadreurs et les parents», a souligné le Docteur Hamlaoui. L'Algérie a ratifié la convention internationale contre le dopage dans le sport en 2006. Une Commission nationale antidopage a été créée en octobre 2011 qui a élaboré son code national antidopage pour participer efficacement au plan national de lutte contre ce phénomène, dans l'attente de la création de l'Agence nationale antidopage.
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