Environ 30 000 malades souffrant d'insuffisance rénale risquent d'être sous hémodialyse d'ici 2020. Actuellement, 80 à 100 nouveaux patients arrivent annuellement en dialyse. Seul le développement de l'activité de la greffe rénale, à partir de patients en mort encéphalique, pourrait réduire ce chiffre qui coûte énormément à la Caisse de sécurité sociale.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - En attendant le développement de la greffe rénale qui peine à se mettre en place, les malades souffrant d'insuffisance rénale, du moins une catégorie, vont désormais pouvoir bénéficier d'un nouveau traitement.La Cnas (Caisse de sécurité sociale) vient d'annoncer la prise en charge du médicament Sevelamer. Un traitement qui va améliorer la vie d'une catégorie de patients sous hémodialyse et diminuer les hospitalisations, attestent les spécialistes. Selon les estimations, une moyenne de 30% des patients souffrant d'insuffisance rénale vont bénéficier de ce médicament. «Si l'on ne fait rien pour développer la greffe rénale, d'ici 2020 nous aurons 30 000 patients sous hémodialyse, a révélé une étude, soit une moyenne de 100 nouveaux cas sur 1 000 habitants, nous allons dépasser de beaucoup la France qui compte 60 000 malades», a affirmé un cadre de la Cnas hier en marge du troisième regroupement régional de la région centre sur les mesures d'amélioration de la prise en charge des malades atteints d'insuffisance rénale.Actuellement, l'Algérie compte 22?000 patients souffrant de cette maladie, dont 10 000 malades sont pris en charge dans les structures privées.Le directeur général de la Cnas a indiqué lors de cette journée organisée sous le slogan «pour l'amélioration de la qualité de prise en charge des malades atteints d'insuffisance rénale», que son établissement prend en charge 26 maladies chroniques à 100% dans le cadre du tiers payant.«La Cnas a conclu plusieurs conventions avec les différents praticiens de santé privés afin de contribuer aux efforts consentis par le système de la santé publique et de garantir les soins de santé aux assurés sociaux et leurs ayants droit, notamment avec les cliniques spécialisées dans la chirurgie cardiovasculaire, 152 centres d'hémodialyse, 10 000 officines pharmaceutiques, les médecins traitants, les opticiens lunetiers ainsi que les opérateurs de transport sanitaire au nombre de 200», a indiqué le DG de la Cnas.L'établissement, dit-il, débourse plus de 90 millions de centimes par an pour chaque malade, à raison de 156 séances d'hémodialyse par an, soit 3 séances par semaine. Annuellement, la Cnas débourse 8 milliards de dinars par an au profit des insuffisants rénaux.Un chiffre effarant, si l'Algérie atteint les 30 000 patients prévus d'ici 2020, la Cnas sera amenée à débourser plus de 30 milliards de dinars annuellement. C'est pourquoi la greffe rénale est une «nécessité absolue», recommandent les spécialistes, pour éviter autant de dépenses.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com