Alger - Revue de Presse

Les sociétés commerciales étrangères cadrées: 30% algérien sinon rien



Les entreprises étrangères commerciales installées en Algérie vont devoir se trouver des partenaires algériens et elles doivent le faire avant le troisième trimestre de l'année 2009.

Le ministre du Commerce El Hachemi Djaâboub a annoncé jeudi dernier qu'un texte était en cours d'élaboration imposant aux sociétés commerciales étrangères d'associer des entreprises algériennes d'importation à hauteur de 30% minimum de leur capital. Les sociétés étrangères qui importent des matières premières, des produits destinés à la revente en l'état sont concernées par ces mesures qui vont être décidées par décret. Près de 1.600 sociétés étrangères sont concernées par ce nouveau dispositif de « cadrage » largement motivé par l'augmentation de la facture des importations qui surfent allègrement sur 40 milliards de dollars. Inévitablement, ces mesures vont être interprétées comme la confirmation d'un net serrage des vis au sujet d'un investissement étranger qui n'a décidément plus la cote depuis le discours du chef de l'Etat devant les maires, le 26 juillet 2008. Ce discours avait consacré officiellement l'échec de la politique d'investissement et des privatisations menée durant les dernières années. En gros, « certains » investisseurs étrangers se voyaient reprocher d'investir peu et de transférer hors du pays des montants faramineux. L'entrée « par effraction » du groupe Lafarge était aussi un des éléments de cette critique en règle. La course aux IDE (investissements directs étrangers) quasiment élevée au rang de doctrine économique officielle battait donc de l'aile.

La «préférence nationale»

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