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«Les sièges des partis sont ouverts aux citoyens»



L'injonction que lui a faite, avant-hier mardi, le wali d'Alger de ne plus exercer «d'activités extra-partisanes» en son siège régional d'Alger, sis à la rue Didouche-Mourad, en plein c?ur de la capitale, est perçue par le RCD comme une action sidérante, rappelant que «les sièges des partis sont ouverts aux citoyens».M. Kebci - Alger (Le RCD) - Le RCD n'a pas trop tardé à réagir à la notification que lui a faite, avant-hier mardi, le wali d'Alger portant sur l'interdiction de toute activité extra-partisane au niveau de son bureau régional situé à la rue Didouche-Mourad, en plein c?ur d'Alger.
Dans un communiqué rendu public, hier, mercredi, le RCD a tenu de prime abord à relater les faits. «Ce mardi 21 janvier 2020, le wali d'Alger a cru bon de dépêcher un officier de police au siège régional du RCD, sis au 97, rue Didouche-Mourad, afin de notifier au président du bureau régional, l'inquiétude du premier responsable de la capitale du pays quant aux désagréments qui pouvaient être occasionnés par les regroupements hebdomadaires des militants du parti et de citoyens au niveau de ce siège», écrit le parti que préside Mohcine Belabbas. Et de poursuivre que «l'agent notificateur, un commissaire de police pour la circonstance (!'), a expliqué et lu la missive au président du BR, monsieur Abdelkader Groucène, en présence de notre député d'Alger, maître Fetta Sadat, que désormais le siège ne doit être utilisé que pour les affaires administratives, conformément au rôle des partis politiques».
Une «injonction que, rappelle le RCD, le président déchu, Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l'Intérieur n'avaient jamais osée, alors que notre siège a été assiégé à maintes reprises pour nous empêcher de manifester des années durant».
Et de rappeler, dans la foulée, que les «sièges du parti, à quelque niveau que ce soit, sont ouverts aux citoyens pour discuter des problèmes du pays, organiser des réunions publiques et la solidarité entre tous les militants politiques et les citoyens qui combattent pour une autre alternative au système politique corrompu et corrupteur».
Le RCD n'a pas manqué de souligner que «les pouvoirs publics le savent par leurs agents qui encerclent nos sièges, que nos bureaux n'abritent pas des délinquants ou des noceurs et que la première protection de nos bureaux est précisément l'?uvre du voisinage». Ceci non sans «mettre en garde les auteurs de la promotion d'une politique de normalisation qui consiste en le débauchage d'acteurs politiques et sociaux par des promesses».
Il faut relever que ledit siège régional du RCD à Alger, de par sa situation stratégique, en plein c?ur de la capitale, a été, depuis le 22 février dernier, le lieu de regroupement de militants et de manifestants et l'un des points de départ de la marche de contestation hebdomadaire. A tel point qu'il fait l'objet, à chaque fois, d'une attention «particulière» des forces de sécurité qui l'encerclent, et ses environs immédiats ont été le théâtre de nombre d'arrestations de manifestants.
M. K.
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