Alger - A la une

Les SDF sans un lieu d'hébergement d'urgence



Le quotidien des Sans Domicile Fixe (SDF) est cruel. Ils ne font l'actualité que rarement. On en parle que très exceptionnellement, pour ne dire jamais, cependant, ils sont visibles journellement surtout dans les grandes agglomérations.Ils peuvent provenir de toutes les classes sociales, mais une fois qu'ils basculent dans l'incertitude, généralement ils se retrouvent seuls, livrés à eux-mêmes, parfois pour le reste de la vie, et dans le meilleur des cas pour de nombreuses années. Alger, par ces temps de froid glacial, et de pluies quelquefois torrentielles, oblige les SDF quand ils le peuvent, à se cacher dans les vestibules d'immeubles, lorsqu'ils ne sont pas chassés par les locataires et autres propriétaires. Pour seule protection contre les averses et le froid, ils ne possèdent qu'une couverture pour s'emmailloter de la tête aux pieds, sinon généralement, ils n'ont d'autre abri de fortune, qu'un morceau de plastique pour éviter la frisquette douche.
Occupant l'espace public urbain, les SDF passent leur temps à tuer le temps, assis sur un banc public, sur les bordures d'un trottoir, dans les squares ou dans les gares routières, sans quoi ferroviaires, en attendant que le crépuscule ne les contraint à rejoindre le sommeil, pendant lequel, nul ne les voit ruminer leur désespoir. Les SDF vont partie intégrante de notre société avec, néanmoins, le statut d'exclus, de parias irrécupérables, et dans le meilleur des cas jalonnant leurs mésaventures, une âme charitable leur donnera quelques pièces de monnaie, pour dîner, mais jamais nous n'avons pu observer une institution caritative leur venir en aide, en leur proposant un local susceptible de les prendre en charge, ne serait-ce durant les périodes de grand froid.
Pourtant les subventions étatiques ne manquent pas. Des associations caritatives existent bien en théorie, mais ont tendance a n'apparaître que pour récupérer les subsides annuellement donnés par les autorités. Les associations souvent détournent l'argent public, et les donations privées de leurs destinations, pour en faire une rente personnelle. Il est arrivé qu'en plein hiver, des SDF meurent de froid, en pleine rue. Habituellement, on appelle les pompiers, et les forces de l'ordre de proximité pour évacuer le corps vers la morgue, et le cimetière.
Parmi les SDF, il n'est rare de remarquer des femmes, et des enfants pour la plupart nés dans la rue, livrés à eux-mêmes, avec pour «seule école obligatoire» l'apprentissage de la mendicité au profit de leurs parents qui ne sont pas bien loin de l'espace de travail de leurs progénitures. L'indulgence de la population vis-à-vis des familles SDF qui ont des enfants qui mendient est perceptible, pareillement quand les autorités les remarquent en flagrant délit de transgression de la loi.
Ce dossier des SDF a trop longtemps été négligé par les autorités qui ont la compétence de régler ce problème. A notre connaissance, il n'existe aucun refuge spécialement pour cette catégorie de la population, ni aucun restaurant, ni aucune structure caritative pour vêtir les SDF par ces périodes de grand froid.
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