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Les redresseurs récoltent plus de 171 signatures



Les redresseurs récoltent plus de 171 signatures
La fin de Belkhadem approche. Du moins, c'est ce que prétend Mohamed Kamel Rezgui, membre du comité central du FLN et l'un des initiateurs du mouvement des redresseurs.
Contacté hier par téléphone, M. Rezgui nous a confié qu'ils ont collecté un nombre suffisant de signatures pour pousser vers la sortie le SG du parti, Abdelaziz Belkhadem. «Nous avons fait une motion de retrait de confiance et nous avons pu avoir les signatures de plus de la moitié des memres du CC. Nous avons dépassé de loin les 170+1», précise notre interlocuteur qui a laissé entendre que les signatures se poursuivent encore jusqu'à la veille de la réunion du CC, prévue jeudi prochain à l'hôtel El-Riadh, à Alger. La démarche contre Belkhadem, à la tête du parti depuis 2005, semble être devenue une «réalité irrévocable». «Belkhadem déshonore les principes du FLN. Nous ne voulons pas de ce SG qui favorise la corruption au sein du parti et qui prend des décisions unilatérales sans revenir au conseil», fait remarquer M. Rezgui. Commentant le processus de vote, il a souligné que ce dernier ne se fera pas à main levée mais plutôt par les urnes afin d'éviter toute amalgame entre les membres du CC. Cette solution est désormais adoptée par l'actuel SG. Alors qu'en réalité, précise-t-il, Belkhadem est prêt à faire absolument tout pour «détruire les urnes» et, par conséquent, reporter le vote à une date ultérieure. Dans l'intention de mettre en avant sa crédibilité, il a rappelé que lors de la dernière réunion du CC, le 15 juin 2012, certaines personnes qui n'ont rien avoir avec le parti ont été introduites pour mettre en échec l'opération du vote qui «devait ce jour-là mettre fin aux fonctions de Belkhadem». Et ce jour-là, les urnes ont été détruites et les moudjahidine redresseurs agressés physiquement. M. Rezgui accuse par ces propos Belkhadem d'une intention de «semer encore une fois le désordre à la réunion du CC». Ce serait, selon lui, un moyen pour prolonger indirectement son mandat à la tête du parti. Aussi, M. Rezgui n'a pas hésiter à partager ses doutes quant au choix du lieu de la réunion : l'hôtel El Riadh à Sidi Fredj. Il a estimé que cet endroit est isolé pour abriter une réunion d'une telle envergure. Et ce, par crainte que Belkhadem aurait pensé à éloigner au maximum le lieu de cette réunion du centre d'Alger dans l'objectif d'avoir plus de liberté dans l'acte et la réflexion. Il nous a indiqué également que Belkhadem risque de susciter le même scénario que celui du 15 juin dernier en envoyant des «voyous» envahir les lieux et annuler encore une fois l'événement. Pour y faire face, notre interlocuteur a tenu à nous informer qu'ils ont adressé une lettre aux autorités locales et aux responsables de la DGSN, leur demandant d'organiser eux-mêmes l'événement et mettre de l'ordre, et éviter ainsi tout genre de tentatives malsaines.
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