«Abdelaziz Belkhadem constitue une menace pour la stabilité et la sécurité nationales.»
«Heureux les martyrs et les moudjahidine, qui n'ont pas survécu au Front de libération nationale (FLN), sous la direction de Abdelaziz Belkhadem» a regretté, la mort dans l'âme, un octogénaire, rencontré hier au siège de la mouhafadha d'Alger, lors d'une conférence de presse organisée par les redresseurs du FLN, membre du bureau politique. Les larmes aux yeux, cet ancien moudjahid implore son destin pour avoir survécu aussi longtemps pour voir le FLN de Ben M'hidi et de Abane sortir de sa ligne fondamentale, en excluant des Novembristes au profit des islamistes, des corrompus et des corruptibles. «Ironie du sort, le Front de libération nationale (FLN), couronnera son cinquantenaire dans 23 jours, en offrant à l'opinion publique le week-end dernier l'une des plus sombres pages de son histoire», a déclaré, à son tour, Mohammed Seghir Kara, ex-ministre du Tourisme, lors d'une conférence de presse, tenue en marge de la rencontre des membres du bureau politique du FLN, version redresseurs. Prolixe à haut débit, M.Kara a indiqué que Abdelaziz Belkhadem constitue une menace pour la stabilité, mais surtout pour la sécurité nationale. Ce faisant, il a soutenu «que Abdelaziz Belkhadem est le corrompu en chef de cette nouvelle équipe dirigeante du FLN. Il vient de faire du FLN une entreprise de corrompus, de traitres, de hors-la-loi, mais surtout un refuge pour tous ceux qui comptent des dossiers noirs». Plus grave encore, le conférencier a fait savoir que Abdelaziz Belkhadem entretient des relations avec des cercles internes et externes pour s'assurer un chemin à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2014. A ce sujet, M.Bourzem a indiqué que Belkhadem a noué des liens avec des courants islamistes du Machrek et des autres pour bénéficier de leur soutien lors de l'élection présidentielle de 2014. Et il en veut pour preuve, le nombre exorbitant des députés FLN, fraichement élus, qui vivaient en Egypte et au Qatar, néanmoins rappelés et dépêchés pour occuper la première loge de la maison FLN. Cela, explique-t-il, en plus de ses contacts intensifiés avec certains pays, faisant de l'islamisme politique une alternative pour les pays touchés par le tsunami du «printemps arabe». C'est dire à l'évidence que les déclarations des redresseurs du FLN confirment, à plus d'un titre, les accusations, proférées à l'Assemblée nationale par l'ex-député du RCD, Nouredine Amirouche contre Abdelaziz Belkhadem, le qualifiant «d'un agent iranien». Par ailleurs, Mohamed Seghir Kara a précisé que son aile au FLN déposera plainte contre Abdelaziz Belkhadem, mais saisira également le président de la République en sa qualité du président d'honneur du FLN pour sauver leur parti, «laissé à la merci du diable». Et de conclure que les membres politiques du FLN, considèrent que la réunion des 15 et 16 du bureau politique ayant renouvelé leur confiance à Abdelaziz Belkhadem, est illégale. Car elle a été, a-t-il tonné, organisée sans la majorité des membres du Bureau politique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel LAKHDAR CHAOUCHE
Source : www.lexpressiondz.com