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Les raisons d'un échec



Les raisons d'un échec
Les portes de la gloire se sont visiblement fermées pour le représentant algérien en Ligue des champions d'Afrique, candidat en force pour une consécration inédite dans la plus prestigieuse compétition continentale. Au terme d'une soirée cauchemardesque, l'USM Alger a sans doute bradé toutes ses chances pour glaner sa première étoile africaine, même si en football, il ne faut jamais jurer de rien. En vérité, ce n'est pas tellement le résultat technique (défaite 2-1) dans la première manche de cette finale de la Ligue des champions d'Afrique qui laisse sceptiques les observateurs quant à un éventuel renversement de la situation dans une semaine à Lubumbashi, mais c'est surtout la prestation d'ensemble de l'équipe qui ne présage rien de bon. C'est du reste un euphémisme de dire aujourd'hui que l'USMA a raté son match, elle a été plutôt dominée sur tous les plans par un adversaire coriace et appliqué. Même en infériorité numérique, les Congolais ont fait mordre la poussière à des Algériens complètement perdus sur le terrain. Fragilité mentale, indiscipline tactique et défaillances défensives et offensives sont autant de carences qui ont miné la formation usmiste. Réduite à néant. Des faiblesses qu'il sera difficile, voire impossible de colmater en l'espace d'une semaine et au milieu du chaudron de Lubumbashi. Pourtant, il y a à peine quelques semaines, l'USMA avait bien meilleure allure au point de prendre la posture du favori. Le rouleau compresseur usmsite dévorait tout sur son passage au double plan national et africain. Seulement voilà, la malédiction a commencé à faire son ?uvre. L'âme de l'équipe, le faiseur des merveilles, Belaïli, n'est plus là ; le métronome Beldjilali s'est blessé pendant une longue période ; Meftah et Andrea sont suspendus, alors que le poumon, le jeune Boukhemassa, s'est blessé la veille du match. En l'espace de quelque jours, l'équipe a changé, ce n'est plus le même onze. Alors, de grâce, n'allons surtout pas demander au jeune entraîneur courage Hamdi de nous sortir des miracles d'un chapeau... vide. En revanche, il paraît désormais bien clair qu'au moment de faire les comptes, il faudra impérativement en demander à un certain Youcef Belaïli, coupable de par son comportement mille fois condamnable, d'avoir déséquilibré l'avant-garde algéroise en la privant de sa meilleure arme offensive.Par sa technique, sa percussion et son sens développé du but, l'indéfendable numéro 10 des Rouge et Noir aurait, oserions-nous dire, rendu bien des services samedi soir à cette équipe usmiste sans punch et sans caractère.Son gravissime dérapage passible du pénal aura, ainsi, non seulement valu à son auteur une piteuse fin de carrière à seulement 23 ans, mais aura aussi et surtout diminué l'impact et la puissance offensifs d'une USMA qui ne pourra, passé le temps des regrets, que contempler de loin la couronne africaine, tel un simple spectateur...S. L.


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