
La Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Mme Catherine Ashton, est depuis hier à Alger. Elle parlera politique, mais aussi économie et partenariat avec ses homologues algériens. La mise en 'uvre de l'Accord d'association liant l'Algérie à l'Union européenne (UE), signé en 2002, sera passé en revue. La coopération énergétique le sera également. La coopération bilatérale entre l'Algérie et les Vingt-Sept n'a pas vraiment évolué au rythme voulu, ces dernières années. La mise en application de l'Accord d'association a créée plus de problèmes qu'elle n'en a résolus. Il faut dire que la partie européenne n'a pas apprécié, au départ du moins, l'échéance que l'Algérie s'est donnée pour démanteler ses barrières douanières, dans le cadre de cet Accord. Il aura fallu une série de prises de contacts et de négociations, pour dégager un terrain d'entente sur cette question-là. Le démantèlement tarifaire, une des clauses prévues par cet Accord, a été, au final, repoussé à 2020. Cette procédure, telle qu'énoncée dans cet accord, devrait commencer en 2017, ce sera trois ans de répit pour les entreprises algériennes. Reste à savoir si nos entreprises sauront en tirer profit. L'Union européenne s'est engagée à les aider, pour leur permettre de surmonter les difficultés dont elles souffrent en matière de formation, de management, de mise à niveau de manière générale. Il est vrai que des programmes de mise à niveau, financés par l'UE, ont été élaborés mais n'ont pas profité à toutes les entreprises, pour diverses raisons. Du coup, les sociétés algériennes n'ont pas réussi à tirer avantage du marché européen, dans le cadre de cet Accord. Résultat, un grand écart est apparu dans les échanges commerciaux entre l'Algérie et les Vingt-Sept. L'investissement ne s'est pas, non plus, développé. Les IDE que l'Algérie souhaitait capter, à la faveur de cet Accord, les entreprises n'ont rien vu venir. Et le patronat a déchanté, appelant à renégocier cet Accord, chose difficile à faire admettre auprès de la Commission européenne. L'Algérie avait négocié cet accord dans une conjoncture difficile. Aujourd'hui, l'Algérie perd beaucoup plus d'argent qu'elle n'en gagne. Repousser le démantèlement tarifaire, c'est limiter les dégâts, estiment des experts. Outre cet Accord, l'Algérie et l'Union européenne essayent de mettre en place un cadre de coopération en matière d'énergie. Elles y travaillent depuis sept ans, sans avancées notables.
Y. S.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef Salami
Source : www.latribune-online.com