Alger

Les psychologues gèlent leurs sit-in



Le président du syndicat national algérien des psychologues (Snapsy), Khaled Keddad a déclaré, dans une conférence de presse tenue, hier à Alger, que son syndicat a décidé de surseoir à sa décision d?organiser des sit-in de protestation hebdomadaires (tous les mardis) devant la direction générale de la Fonction publique (DGFP). Cette décision, explique M. Keddad a été motivée par l?appel du ministère de la Santé et la direction de la Fonction publique à l?ouverture d?un dialogue sur le statut particulier de la corporation des psychologues.Le Snapsy qui fait partie de la coordination nationale des syndicats autonomes et «qui milite pour un statut digne» des fonctionnaires à l?instar des autres syndicats de la fonction publique, a participé à l?élaboration du statut particulier des psychologues dans le cadre d?une commission mixte comprenant ses représentants et ceux du ministère de la Santé. Mais, indique le président du syndicat, ce statut a été remplacé à l?insu de la corporation des psychologues par un autre «fait unilatéralement par la tutelle».Ce statut, a expliqué Khaled Keddad, «non seulement, il ne répond pas aux doléances des psychologues, mais les réduit à un rang inférieur par rapport à la place qu?ils occupent et au rôle qu?ils accomplissent en matière de santé publique». Et d?ajouter que «les psychologues n?avaient d?autres choix que de rejeter le statut fait par la tutelle».Il est à rappeler que lors d?une assemblée générale tenue le 8 mai dernier, à l?hôpital Mustapha, les psychologues praticiens ont «dénoncé» les violations par les pouvoirs publics du principe d?égalité dans le classement des qualifications et des diplômes nationaux. Ils ont appelé, également, à la reconsidération du titre de psychologue.Au sein de la corporation l?on parle d?usurpation du titre de psychologue, dès lors que le statut en question les classe à l?échelle 11, représentant l?équivalent d?un bac 3. Or estiment-ils leur place est à l?échelle 13. Les psychologues des différents secteurs, qu?ils soient dans la santé publique, la solidarité nationale, l?éducation ou encore dans la jeunesse et les sports, voient dans cette classification une diminution de la profession avec ce que cela suppose comme répercussions négatives sur la prise en charge psychologique du citoyen.Le président du syndicat des psychologues qualifie cette classification de «grave négligence du volet santé mentale».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)