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Les programmes pourraient être allégés Alors que la date du bac est maintenue pour le 3 juin



La date du baccalauréat fixée par le ministère de l'Education nationale depuis longtemps ne sera pas changée, mais les programmes de certaines matières non essentielles pourraient être allégés, nous a indiqué Nouredine Fredi, responsable au niveau de la direction de l'éducation d'Alger, répondant aux doléance des candidats au baccalauréat en grève dans plusieurs lycées du pays.
Les grévistes revendiquent l'allégement des programmes et le recul de la date du baccalauréat fixée au 3 juin. «Satisfaire toutes les doléances des élèves n'est pas la solution ; ils sont jeunes et pas aptes à prendre des décisions, et ce serait plutôt à leurs parents d'intervenir pour eux en formant des associations de parents d'élèves», a-t-il dit.
«Dans la plupart des cas, il s'agit d'élèves perturbateurs et paresseux qui, pour suspendre les cours, décident de lancer un débrayage et persuadent les bons éléments de les suivre», dénonce M. Fredi. Pour lui, «il est préférable de trouver les bonnes mesures et ne pas répondre favorablement à toutes les requêtes car cela pénalise toute la chaîne éducative et détériore la qualité de l'enseignement». Pour sa part, une secrétaire à l'Office national du baccalauréat de Kouba nous a confirmé que les convocations ont été préparées et seront remises prochainement aux élèves.
«Les dates des examens ont été établies par le ministère et les lycées devant les abriter ont été désignés et ont commencé à se préparer», nous dira M. Fredi. Une réunion entre les directeurs d'établissement et les représentants du ministère et de la direction de l'éducation a été programmée hier. Il était question lors de cette rencontre de trouver une solution pour calmer la situation tout en maintenant l'examen le 3 juin.
A cet effet, M. Fredi préconise «de ne se limiter qu'à l'essentiel dans les matières secondaires et de clore le programme pour les matières principales et ce, dans toutes les filières». Il est clair que le niveau des élèves a beaucoup baissé et cela est principalement imputable aux grèves perpétuelles et continues que connaît le secteur de l'enseignement. «Les élèves ne sont pas conscients de leurs actes,
ils sont fatigués à la fin de l'année, épuisés par la surcharge de travail et croient qu'en observant un mouvement de débrayage, cela leur sera profitable», précise ce responsable. La plupart des bacheliers n'arrivent pas à suivre le programme universitaire et trouvent beaucoup de difficultés à s'adapter au rythme, à la cadence et au planning universitaires.
«Charcuté, le programme n'arrangera absolument pas les choses, car les élèves auront des lacunes une fois qu'ils auront accédé à l'échelon supérieur», dira M. Fredi. Les protestataires ne semblent pas l'entendre de cette oreille. Des élèves du lycée des Frères-Hamia à Kouba nous ont indiqué qu'«ils comptent poursuivre le mouvement de grève», estimant que «15 jours à partir de l'arrêt des cours ne sont pas suffisants pour les révisions». D'autres lycéens évoquent à leur tour «la surcharge du programme» et ne trouvent pas «nécessaire» d'étudier les matières secondaires, proposant au ministère de les supprimer.
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