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Les produits artisanaux doivent bénéficier davantage d'attention



Les produits artisanaux doivent bénéficier davantage d'attention
ALGER - La céramique, la poterie et les produits artisanaux de façon générale, qui font partie de l'"identité nationale", doivent bénéficier davantage d'attention, ont préconisé dimanche à Alger des artisans qui prennent part au salon national de la céramique et du verre qu'abrite jusqu'au 23 novembre l'office Riadh El Feth à Alger.
Ces artisans ont estimé nécessaire l'intervention des responsables du secteur afin de solutionner des problèmes tels que le manque de matière première et de locaux, afin de "booster" l'activité artisanale.
L'un des exposants à ce salon, Bouriche Boumediene, spécialiste dans la céramique d'art et la poterie traditionnelle dans la région de Marsa Ben M'hidi (Tlemcen), a affirmé que les conditions "difficiles" de l'exercice du métier ne l'ont pas dissuadé, lui et ses semblables, de persévérer dans cette activité.
Cet artisan a indiqué que la céramique a connu un certain "recul" dans la région de Tlemcen compte tenu du fait que certaines femmes, qui jusque là assuraient la "pérennité" de l'activité, ont pris de l'âge et ne peuvent plus se rendre à la montagne pour y puiser de l'argile.
M. Bouriche a estimé nécessaire que le secteur de la formation professionnelle encourage davantage les jeunes à s'initier à la céramique d'art et la poterie traditionnelle.
Qualifiant la céramique de "trésor", ce quadragénaire, qui, tout petit, a appris les rudiments du métier auprès de sa grand-mère, a insisté sur l'importance de la formation et des échanges d'expériences, seul à même d'"élargir les horizons de l'artisan".
Bedrani Abdellah, venu de la wilaya de Aïn Défla, qui fabrique des joyaux en verre, a, quant à lui, noté que l'art qu'il pratique requiert une grande concentration et précision.
Selon lui, un matériel beaucoup plus consistant (four, perceuse, machine de sculptage...) lui aurait permis de réaliser bien plus de choses.
Khaldi Adnane, qui travaille la céramique depuis 1979, a lui aussi soulevé le problème de la matière première ainsi que celui de la "frilosité" des banques dans ce qui a trait au financement de certains projets.
"Nous sommes obligés de recourir à des importateurs pour nous ramener du verre car celui fabriqué en Algérie n'est plus comme celui d'antan, ne supportant pas la température du four s'élevant à 950 degrés", a-t-il ajouté.
Il a également relevé que l'or liquide utilisé dans les ornements coûte très cher et n'est, par conséquent, plus à la portée des artisans qui doivent importer, en outre, l'émail.
Affirmant que ses spécialités sont le berbère, le traditionnel, l'arabesque et le floral, cet artisan, qui exerce dans la capitale, et pour qui l'artisanat est un des fondements de la culture algérienne, a souhaité une "réhabilitation" de la céramique et de l'artisanat de façon générale.
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