
Le rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Sahel ne peut être atteint sans un règlement définitif des conflits et des situations de guerre qui persistent en Libye et au Mali.C'est ce qui est réitéré à chaque occasion et sans cesse par tous les experts et les organisations internationales spécialisées dans le domaine sécuritaire. Si c'est pour certains, ce constat devient une routine ennuyante, il n'est malheureusement pas possible de parler de la sécurité sahélosaharienne sans citer le Mali et la Libye d'où cette nécessité de revenir au même constat et aux mêmes exigences dictées par les réalités du terrain.En effet, il revient de rappeler encore une fois que coopération bilatérale et internationale ne suffisent plus pour assurer une lutte irréprochable contre le terrorisme transnational et atteindre une sécurité optimale dans un continent où les maux se diversifient.L'Afrique qui se battait jusqu'au début des années 2000 contre la pauvreté et la famine, aborde moins ces sujets lors des manifestations internationales dominées depuis quelques années par l'aspect sécuritaire notamment dans la région du Sahel. Une région frappée à la fois par des groupes terroristes, par des conflits politico-économiques comme c'est le cas au nord du Mali puis par un vent de fausse promesses dit «le printemps arabe» où une «révolution» en Libye a tourné en drame noyant le pays dans un bain de sang depuis plusieurs années.Hélas, le pays est dans le chaos et n'arrive plus à s'en sortir malgré tous les efforts fournis par des Libyens soutenus par la communauté internationale à sa tête l'Algérie, pour aboutir à des solutions politiques via un processus de paix qui ne semble pas être dans ses meilleurs jours. Le conflit persiste, la menace terroriste grandit et les uns et les autres n'arrivent à rien maitriser en regardant leur pays tomber en ruine et devenir une petite capitale pour le mouvement terroriste barbare autoproclamé Daech.D'ailleurs, pas plus tard qu'hier, ce groupe terroriste a perpétré et revendiqué trois attentats-suicides contre les forces du gouvernement de l'union en Libye qui le combattent à Syrte. Plusieurs victimes ont été recensées dans les trois attaques ayant ciblé des rassemblements des forces du GNA entrées dans Syrte la semaine dernière et qui progressent depuis à l'intérieur de la cité, avec l'appui de bombardements aériens et de tirs d'artillerie lourde.Par ailleurs, la situation n'est pas plus confortable au Mali puisque les multiples rounds de négociations tenus à Alger entre les parties en conflits ont abouti à un processus de paix mais qui ne semble pas avancer à grands pas. En somme, l'Algérie est parmi les quelques pays qui ont toujours plaidé et le font constamment pour les solutions politiques aux conflits et l'écartement de toute intervention militaire étrangère au sein de ces pays.Hier encore, cette position inchangée d'Alger a été réitérée lors de la 3e session du dialogue bilatéral stratégique algéro-américain. La rencontre de haut niveau traitant de la sécurité dont la lutte antiterroriste a, également, montré une convergence de vues entre les deux pays quant à la nécessité de rétablir la paix et la sécurité au Mali et en Libye pour atteindre une sécurité régionale et préserver une autre internationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Radia Zerrouki
Source : www.lnr-dz.com