
«On ne comprend pas pourquoi le prix de la pomme de terre a atteint le pic de 80 DA/kg alors qu'il était à 25 DA, dans un passé récent», s'interrogent plusieurs consommateurs.Le marché de la pomme de terre continue de surprendre les ménagères. Objet de très larges discussions auprès des familles à faibles revenus qui payent ces derniers temps la pomme de terre à raison de 70 à 80 DA/kg dans certains marchés de la capitale, à l'image du marché Ali-Mellah, place du 1er-Mai ou celui de Ferhat-Boussaâd à Alger, le consommateur s'interroge. «Je ne comprends pas pourquoi le prix de la pomme de terre a atteint le pic de 80 à 100 DA/kg, alors qu'il était à 25 DA/kg il y a quelques mois», réplique un des restaurateurs de la capitale qui ne sait pas s'il doit augmenter le prix de la pomme de terre au niveau de son établissement ou garder le même pour maintenir la clientèle.Considéré comme un des produits de première nécessité qui répond à une très large catégorie de consommateurs qui ne peuvent se passer de frites, de purée ou autres plats à longueur de l'année, la problématique de la production, distribution et approvisionnement des légumes, continue de soulever des interrogations et des inquiétudes à grande échelle tant que le problème de la spéculation est souvent remis en cause.Rabah Benkoussa, détaillant dans le marché des fruits et légumes au marché du 1er-Mai, répond: «Nous achetons la pomme de terre à raison de 65 DA/kg au marché du gros.Le prix au détail est de 75 DA/kg», dira-t-il avant d'ajouter qu'il n' y a qu'à faire le compte avec les frais de transport, la main-d'oeuvre pour comprendre que la marge de bénéfice est très réduite à cause des intermédiaires qui font souvent la loi aux dépens des consommateurs et du marché de détail. Faisant une tournée dans plusieurs marchés de la capitale, notamment le marché ex-Clauzel, Meissonnier, Hussein Dey et plus, le même constat revient en renvoyant la balle au marché de gros qui impose les prix, d'où la difficulté des prix affichés on non affichés aux consommateurs. L'insuffisance en termes de production et le manque des marchés de gros qui facilitent l'approvisionnement des produits vers le marché de détail, revient souvent dans le discours des officiels et autres agriculteurs qui se plaignent de la cherté de la matière première et de la main-d'oeuvre qui fait souvent défaut.Contacté par nos soins, Youcef Khodja Redjem, directeur de la régulation et du développement agricole au ministère de l'Agriculture et Développement rural, revient sur le sujet. «Le prix réel de la pomme de terre au niveau des marchés de gros est situé entre 40 et 50 DA/kg. La pomme de terre qui a été vendue à raison de 25 DA/kg il y a quelque temps, n'était pas du goût des agriculteurs qui ont vendu leurs produits à perte», dira-t-il, avant de souligner que la référence du ministère de l'Agriculture est située au niveau des prix qui sont pratiqués dans les marchés de gros, tout en avançant le fait que le prix de 80 DA/kg de la pomme de terre au marché Ali-Mellah, place du 1er Mai à Alger, ne reflète pas la réalité des prix.«Les prix pratiqués ou affichés dans plusieurs marchés de la capitale, à l'image de Bab El Oued, Chéraga et plus, font que ce tubercule est à 50 DA/kg», dira-t-il, sans pour autant faire le lien avec les prix du marché de gros qui ne dépassent pas les 50 DA/kg. Par ailleurs, il y a lieu de souligner l'existence d'un certain dysfonctionnement entre le ministère de l'Agriculture, le Syrpalac et les agriculteurs qui ne font plus confiance, a-t-on appris de sources qui ont exigé l'anonymat, tout en soulignant que le Syrpalac n'a pas honoré son engagement avec les agriculteurs qui ont inondé le marché il y a quelques mois, au point de ramener le prix de la récolte à 25 DA/kg. Les prochaines récoltes du mois de septembre, devront permettre la baisse à des prix raisonnables, a-t-on indiqué.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com