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« Les prestations de services, une priorité »



« Les prestations de services, une priorité »
« Le premier appareil sera réceptionné d'ici la fin de l'année 2014 », a déclaré, hier, Mohamed-Salah Boultif, le P-DG de la compagnie au forum économique d'El Moudjahid. Le montant de la transaction est autour de 60 milliards DA mais l'avionneur « ne sera connu que dans deux semaines », explique M. Boultif qui précise que l'on est « au stade final des négociations ». Des négociations qui supposent des « discussions avec les constructeurs puis les motoristes pour enfin dégager le nom du constructeur final ». Air Algérie avait fait une commande de huit appareils module 150, de trois, module 250, trois, module régional de 70 places et de deux appareils de type cargo, ce qui va porter la flotte à 56 appareils. Cet investissement va permettre à la compagnie de moderniser encore ses appareils dont la moyenne d'âge est de 7,6 ans bien que l'on soit, en matière de renouvellement, « dans les normes », selon M. Boultif. En fait, aujourd'hui, seul un avion de type cargo a pris un coup de vieux. Air Algérie ambitionne, à travers ce plan de développement, dit stratégique, de renforcer ses dessertes à l'international, sur les pays africains, et en Europe et augmenter la liaison Montréal-Alger qui deviendra quotidienne en 2014, contre trois actuellement, et celle de Pékin-Alger qui bénéficiera d'une périodicité hebdomadaire de trois liaisons. La première est rentable mais la seconde (Alger-Pékin) a connu des difficultés avec « une rude concurrence » des compagnies d'escale pour « finir par devenir compétitive car rien ne remplace le direct », précise M. Boultif. Actuellement, Air Algérie couvre la plupart des grandes capitales d'Europe, des pays du Maghreb et du Moyen-Orient et s'apprête à renforcer des dessertes dont certaines en Afrique.« On n'a pas attendu les assises (sur le transport) pour lancer le programme amélioration »Il reste pour Air Algérie, bien entendu, d'autres challenges notamment la qualité de service, la ponctualité, la concurrence. Des questions qui ont fait l'objet de recommandations lors des dernières assises sur le transport et sur lesquelles on est à Air Algérie tout à fait d'accord. D'ailleurs, pour M. Boultif, « on n'a pas attendu les assises pour s'y mettre ». La compagnie aérienne a déjà adopté, il y a deux ans, son plan sur 2013-2014, et « bien des préoccupations ont déjà été prises en charge dès 2013 », affirme-t-il. Concernant le sud du pays, Air Algérie a signé des conventions pour la promotion du tourisme national, plus précisément en consentant des tarifs attractifs pour le grand sud où les remises sur les titres de transport « pourraient atteindre 50% et même plus, en fonction du groupe de touristes ». Le P-DG d'Air Algérie a profité de l'occasion pour expliquer pourquoi la compagnie avait opté pour les vols de nuit, à des heures indues, à destination du sud, des choix qui ont fait l'objet de vives critiques de la part du ministre des Transports lors des assises. M. Boultif a justifié cette option par les « chaleurs excessives qui pénalisent l'exploitation » et la disponibilité de la flotte. Quant à la prise en charge des doléances de nos compatriotes à l'étranger à travers des remises similaires, le P-DG d'Air Algérie a rappelé « toutes les améliorations » qui sont consenties à leur égard depuis un certain temps. Ainsi, la tranche dite troisième âge est passée de 60 à 55 ans, pour bénéficier de certaines réductions et ce seuil « passera encore à 50 ans en 2014 », selon lui. Il cite les autres catégories, comme celle des voyageurs en famille, qui ouvrent droit généralement à des ristournes qui avoisinent les 40 euros. Il faut noter aussi que sur chaque billet, les autorités françaises prélèvent trois taxes diverses (120 euros environ) qui pèsent sur le prix final.Un renforcement des vols qui se fait à perteLe gros morceau reste, cependant, les périodes de pointe, celles des grands départs qui s'étalent du 20 août au 20 septembre et pour lesquelles Air Algérie demande souvent (à perte) un renforcement de vols. « Nous sommes les seuls en tant que société assumant à la fois le caractère commercial et celui du service public à le faire alors qu'Air France refuse pour une question de rentabilité », affirme M. Boultif. Et pour cause, l'avion revient vide », précise-t-il. Qu'à cela ne tienne, Air Algérie a prévu une demande « de programmation de 40 vols supplémentaires pour 2014 », insiste-t-il. Malgré tous ces aléas, le P-DG d'Air Algérie promet de l'amélioration à travers, d'abord, une formation continue de son personnel dont le PCN (personnel commercial navigant) et celui de « première ligne », en contact direct avec la clientèle. Il a déclaré qu'il ne craignait pas la concurrence du privé puisque sa compagnie relève déjà ce défi à l'international avec de grandes compagnies privées. Sur le volet social, M. Boultif parle d'un dialogue positif et d'un « bon climat » avec le partenaire social précisant pour ceux des personnels qui n'ont pas, cinq ans après leur embauche, bénéficié d'une titularisation à travers un contrat à durée indéterminée (CDI) que cela se fait au fur et à mesure, « en fonction des besoins de l'entreprise ».


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