Le procureur général près la cour d'Alger a admis que ces réactions sont «tout à fait justifiées et légitimes».
Le procureur général près la cour d'Alger, Belkacem Zeghmati, a réagi par rapport à l'intrusion faite au siège de la cour d'Alger la nuit du 28 au 29 mars dernier. Dans un communiqué transmis hier à la rédaction, M. Zeghmati a répondu à certaines questions soulevées par la presse nationale concernant, notamment le silence des autorités publiques et la nature des objets volés.
Le procureur général qui a admis que ces réactions sont «tout à fait justifiées et légitimes en raison du droit du citoyen à l'information» a expliqué que «l'absence de communication de la part du parquet général à ce sujet était dictée par des impératifs liés à l'enquête préliminaire ordonnée par le ministère public, le jour même des faits». Selon le procureur général, l'auteur des faits, arrêté ce 31 mars par les éléments de la police judiciaire, est le nommé B.Y., âgé de 35 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger), «multirécidiviste, condamné pour des faits similaires». «L'intéressé a agi seul sans aucune complicité interne ou externe. Le seul motif de ses agissements étant le vol», souligne le communiqué.
«Contrairement à ce qui fut rapporté comme informations quant à un éventuel sabotage des installations et des réseaux informatiques de la cour, ces derniers ne furent nullement atteints et sont opérationnels à 100%», a assuré le procureur général, précisant que l'ensemble des équipements et outils subtilisés furent récupérés par les enquêteurs de la police judiciaire. Dans le même ordre d'idées, M. Zeghmati a apporté un démenti catégorique quant «aux allégations faisant état de disparition, de dissipation ou de détérioration de dossiers de procédure». L'acte de vol étant intervenu dans un contexte particulier marqué par l'éclatement et le traitement par la justice des dossiers de corruption, notamment celui dit Sonatrach II, des informations faisant état de vol de documents sensibles ont circulé. «Il en est de même pour la base de données qui ne fut nullement touchée», a-t-il ajouté.
Mais le communiqué du parquet général a passé sous silence la manière avec laquelle B. Y. s'est introduit dans la cour d'Alger pour accomplir en toute facilité son acte. Comment donc l'auteur a-t-il pu pénétrer dans cette structure très sécurisée' Y a-t-il défaillance du dispositif de sécurité' Ces questions restent posées tant qu'une réponse officielle n'est pas venue dissiper les doutes. Cependant, des explications sont fournies par le quotidien arabophone Echourouk dans son édition d'hier. Se référant au contenu des enquêtes des services de sécurité, le journal rapporte que «le voleur a passé la nuit de jeudi à vendredi à l'intérieur de la cour d'Alger»!
Venu pour assister au procès de ses amis, l'auteur du vol s'est endormi et lorsqu'il s'est réveillé, personne n'était là. Il s'est alors introduit, en toute liberté, dans 10 bureaux, volant quatre ordinateurs et leurs unités centrales. Mystère. Comment personne ne s'est rendu compte d'une présences «anonyme» à l'intérieur de la cour au moment de sa fermeture' Comment le voleur a-t-il pu quitter la structure avec son butin sans que personne ne s'en aperçoive' Des questions qui demeurent sans réponse, du moins pour le moment.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim AIMEUR
Source : www.lexpressiondz.com