Alger

Les pourparlers entre Alger et Berne ont repris en avril 2013 Application de l'accord de réadmission de juin 2006



Les pourparlers entre Alger et Berne ont repris en avril 2013 Application de l'accord de réadmission de juin 2006
En vue de garantir l'application de l'accord de réadmission signé le 3 juin 2006, les pourparlers entre Alger et Berne ont repris début avril.
A Genève, qui compte le plus grand nombre de sans-papiers nationaux, les autorités misent beaucoup sur l'aboutissement de ces pourparlers, car appliqué, cet accord permettrait l'expulsion des délinquants clandestins. Vu que pour l'instant, l'Algérie refuse toujours les vols spéciaux. La raison: l'accord bilatéral algéro-suisse avait été conclu sur la base de principes clairs et indiscutables. Parmi eux, l'identification préalable, l'authentification de la nationalité, l'accord de renvoi en cas d'erreur sur la nationalité, la préservation des droits acquis des ressortissants concernés ainsi que le respect de la dignité des personnes réadmises.
Cet accord est en vigueur depuis novembre 2007 et appliqué dans les grandes lignes. La finalisation de certains aspects techniques fait toutefois partie du protocole d'application de l'accord. Celui-ci a été paraphé en janvier 2009, mais n'a, à ce jour, pas encore pu être appliqué. «La Suisse est régulièrement en contact avec l'Algérie tant par les canaux diplomatiques que lors de rencontres bilatérales pour que ladite signature puisse intervenir dans les meilleurs délais. Toutefois, l'absence de signature du protocole d'application ne signifie pas qu'il n'est pas possible d'identifier et de renvoyer les ressortissants algériens en situation irrégulière sur le territoire suisse en Algérie», avait indiqué, dans une déclaration à El Watan, Michael Glauser, haut responsable à l'Office fédéral des migrations (ODM). En tout cas, pour nombre de citoyens helvètes notamment des Genevois, l'attitude des officiels algériens demeure inexpliquée.
«L'Algérie veut nous imposer ses clandestins alors qu'elle ne compte que 1% d'étrangers sur son territoire. Son comportement est totalement déplacé, car les Algériens ne subissent aucun désagrément mais continuent d'évacuer leur criminalité, leurs cas sociaux, leurs chômeurs vers l'Europe.» Et pour évacuer les clandestins maghrébins, devenus trop encombrants, un programme d'aide au retour et à la réintégration a été mis en 'uvre par les autorités suisses. Néanmoins, avait tenu à souligner le représentant de l'ODM, «tous les ressortissants algériens souhaitant rentrer volontairement en Algérie peuvent bénéficier de l'aide au retour individuelle au départ de 500 francs suisses ; ils ont la possibilité de mettre sur pied un projet de réintégration pour un montant maximum de 3000 francs suisses». Décembre 2012, la Suisse comptait environ 200 000 sans-papiers théoriquement expulsables, 700 ressortissants algériens étaient tenus de quitter le territoire helvétique.
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