Les révolutions qui ont secoué certains pays arabes ces dernières années n'ont pas réalisé les objectifs d'instauration de la démocratie et d'amélioration des conditions de vie des citoyens, ont souligné des experts réunis mardi à Alger.
Bien plus, les résultats des bouleversements qui ont touché des pays comme la Tunisie, la Libye et l'Egypte, "ont été contraires aux attentes, et ont eu des conséquences néfastes" sur l'ensemble de la région, ont ajouté ces experts lors d'une journée d'études sur "les révolutions arabes : Mythe ou réalité" organisée par le Mouvement féminin algérien de solidarité avec la femme rurale (MFASFR) et le Centre international de recherche et d'études sur le terrorisme.
Pour Mme Saïda Benhabyles, la présidente du MFASFR, les révolutions arabes ont eu des impacts "négatifs" sur les populations concernées et sur l'ensembre de la région et provoqué le recul des droits de l'Homme et de la femme dans ces pays.
La situation sécuritaire dans ces pays n'est pas encore stabilisée et les conditions de vie des citoyens sont devenues plus difficiles qu'auparavant, a-t-elle noté.
De son côté, M. Eric Denécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), a indiqué que la révolte dans ces pays, "partie d'un mouvement populaire, a été détourné par la suite"
Abondant dans ce sens, M. Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien député français, a estimé que "les révoltes dans le monde arabe se sont manifestées de façon négative". "Les interventions extérieures se sont révelées catastrophiques", a-t-il encore relevé.
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Maghreb Emergent
Source : www.maghrebemergent.info