Alger - Revue de Presse

Les pompiers pour faire barrage aux pétards



La direction générale de la Protection civile lance un appel à la vigilance contre l'utilisation «abusive et dangereuse» des produits pyrotechniques durant la fête du Mawlid Ennabaoui. Une utilisation qui «cause chaque année des blessures graves aux personnes et des incendies dans les habitations et les établissements recevant du public», rappelle la Protection civile dans un communiqué. Outre leur aspect dangereux, les produits pyrotechniques sont formellement interdits au vu de la loi algérienne. Issus de la contrebande, ces produits de différents types adaptés à toutes les bourses reviennent chaque année sur le marché grâce à des réseaux puissants et bien organisés qui en ont fait leur créneau de prédilection pour les profits importants qu'ils génèrent. Pourtant, l'article 10 de l'ordonnance n° 06-09 du 23 août 2005 ne souffre d'aucune équivoque. Il stipule que toute contrebande de produits pyrotechniques, entre autres, «est punie d'une peine d'emprisonnement de 1 an à 5 ans et d'une amende égale à 5 fois la valeur de la marchandise confisquée». Lorsque les actes de contrebande sont commis par trois personnes ou plus, «leurs auteurs sont punis d'une peine de 2 ans à 10 ans et d'une amende de 10 fois la valeur de la marchandise confisquée.» Une législation certes sévère, mais qui, étrangement, ne semble pas avoir l'effet dissuasif recherché, au regard des quantités importantes qui sont commercialisées chaque année au vu et au su de tout le monde, même si des coups de filet sont opérés occasionnellement par les services de sécurité. Le plus important réussi dernièrement est celui effectué en début du mois de mars en cours dans la wilaya de M'sila où plus de deux millions de pétards ont été découverts à bord d'un véhicule de type J5 par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Aïn El-Hadjel. Dimanche dernier à Oran, 12.500 unités de pétards, d'une valeur de 20 de millions de centimes, ont été par ailleurs saisis par les éléments de la gendarmerie de l'USTO, lors d'un contrôle routier effectué à la sortie est d'Oran. La marchandise prohibée a été découverte à l'intérieur d'un véhicule en provenance d'Alger, selon une source judiciaire. A défaut de complètement éradiquer ce commerce illégal et dangereux, il est toujours utile de sensibiliser les gens, les enfants en particulier, contre les risques que présente le maniement de ces produits dangereux. Afin de réduire les conséquences découlant de l'utilisation de ces produits, la Protection civile appelle les citoyens, et particulièrement les jeunes, à un «maximum» de prudence en raison de la «disponibilité sur le marché informel de ces produits ô combien dangereux», lit-on dans le communiqué de la Protection civile. Ainsi, il est recommandé de «ne pas utiliser ces produits à l'intérieur des habitations, devant les hôpitaux, près des voitures, des stations d'essence et des écoles, et de ne pas les laisser à la portée des enfants». La Protection civile a aussi donné des consignes de sécurité quant à la manipulation des bougies et cierges. La même source précise, à cet égard, que les bougies «doivent être placées sur des supports stables et non inflammables, leur emplacement doit être éloigné des tentures et meubles afin d'éviter le déclenchement d'incendie et leur manipulation doit se faire en présence d'adultes». La Protection civile appelle également les parents à entreposer bien les bougies, les allumettes et les briquets, en les gardant hors de la portée des enfants, et à enseigner à ces derniers à être prudents lorsqu'ils sont près d'une bougie allumée. Il est recommandé de ne jamais laisser une bougie allumée sans surveillance et déconseillé d'utiliser les mèches incandescentes surtout au niveau des immeubles en raison du risque d'incendie.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)