Toutes les pierres (même celles qui roulent) peuvent devenir précieuses, semble nous dire le journaliste et désormais artiste Amine Goutali, dans sa première exposition.Intitulée justement (et judicieusement) «Pierres précieuses», cette belle exposition de Amine Goutali se tient depuis dimanche dernier à la galerie d'art du Centre culturel universitaire (CCU) à Alger.
La trentaine de tableaux, dans le style Pebble Art, sont réalisés dans différents formats et à partir d'assemblages de galets illustrant plusieurs thèmes comme l'histoire, les arts, la littérature et la mer.
Les sources d'inspiration de Amine Goutali sont variées avec, dans cette exposition, des «clins d'?il» aux écrivains Mohammed Dib et Merzak Bagtache, aux comédiens Rouiched et Ouardia Hamitouche, aux personnages de bande dessinée algérienne Bouzid et Zina ou à l'histoire d'amour de Hiziya dans le tableau «Patrimoine». Cinq ?uvres évoquent l'histoire de l'Algérie et sont intitulées «Les glorieux», «Le supplice», «Abdelkader», «Les fondateurs» ainsi que «Cheikh Bouamama ou l'épopée d'un chef résistant».
La musique et la littérature sont également évoquées dans cette exposition à travers les ?uvres «El Hadj El Anka et son orchestre», «Quand on n'a que l'amour» (Jacques Brel), «Chantons sous la pluie» (Gene Kelly), «L'élève et la leçon» (Malek Haddad ainsi que «Kateb» (Kateb Yacine).
Le choix d'un tel art, Amine Goutali le tient de Nizar Ali Badr, un grand artiste visuel syrien qui a raconté la grande détresse de son peuple en sculptant des pierres récupérées de Jabel Akra à la frontière turco-syrienne. C'est sur les plages d'Algérie, après avoir passé des journées entières au bord de la mer, que Goutali a ramassé les pierres et cailloux polis par les vagues.
Journaliste de profession, Amine Goutali s'intéresse aussi au monde des arts et de la culture, à l'histoire ou au patrimoine, avec des penchants plus prononcés pour la musique, la littérature algérienne et la photographie d'art. Amine Goutali compte revenir avec de nouvelles expositions, à thèmes uniques cette fois-ci. Il pense déjà à «Alger» et au «Grand Sud».
L'expo «Pierres précieuses» a demandé toute une année de travail à l'artiste, surtout durant la période de confinement. Elle reste ouverte jusqu'au 30 décembre 2021, au Centre culturel universitaire situé à Alger- Centre, près de la station de métro Khelifa-Boukhalfa.
Kader B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com