
Contrairement aux pays émergents, les Etats-Unis et l'Europe ne connaîtront pas une croissance économique en 2013. Tel est le constat fait, hier, à Alger par Guillaume Menuet, directeur économique de City Londres et économiste chargé de la zone euro. Selon lui, la croissance économique dans les pays émergents est due aux assouplissements de la politique monétaire, ces deux dernières années, notamment la baisse, entre autres, des taux d'intérêt. Mais il n'y a pas seulement ce facteur, car de nouveaux flux d'échanges sont apparus entre les pays émergents. « C'est ce qui prémunit en quelque sorte ces pays des aléas des prix du pétrole et de l'absence de la croissance économique chez les pays de l'Organisation de la coopération et du développementéconomique (OCDE) », explique-t-il. Toutefois, en 2013, « la croissance économique mondiale serait plutôt stable », assure M. Menuet. Le Japon, par exemple, compte apporter des modifications à sa politique monétaire avec plus d'assouplissement dans le secteur bancaire et ce, afin de permettre au pays d'éponger ses dettes et de rétablir les rapports de confiance. « Les Etats-Unis, se réjouit-il, pourraient enregistrer une bonne croissance en 2014 (3,5%), à condition que la problématique de ses dépenses publiques soit réglée. La zone euro, par contre, ne pourra pas prétendre à une croissance économique dans l'immédiat. Pas en 2013 en tout cas », explique-t-il. « Pour stabiliser le taux de chômage, il nous faut plus de 2,5% de croissance économique. Chose à laquelle nous ne pourrons pas prétendre avant 2014, voire 2015. Cette année donc, des pays de la zone euro resteront dans une situation de récession avec accumulation de la dette extérieure », prévient-t-il, en soulignant la nécessité de restructurer les dettes et d'assouplir les prêts bancaires dans la zone euro. S'il y a dénouement de la problématique de la Grèce et la révision de la politique budgétaire, poursuit-il, l'année 2014 serait meilleure en Europe qu'en 2013. « La reprise économique sera plus facile pour nous si la demande mondiale explose, s'il y a une surperformance américaine et si l'euro est moins cher. Pour une relance économique mondiale, il faudra que les pays émergents consomment plus et que les pays développés consomment moins », conclut-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com