Alger

Les patients atteints du VIH-sida ne reviennent plus après le diagnostic



Les patients atteints du VIH-sida ne reviennent plus après le diagnostic
Il est 10h lorsque le staff technique qui participe à la campagne de sensibilisation pour la lutte contre le cancer, a fait son entrée à l'établissement public de santé de proximité, pour commencer son dépistage du cancer en faveur d'une centaine de femmes de cette région. Cette fois-ci, l'organisation était meilleure, comparativement à celle de Sersouf.Trois équipes, composées chacune de deux médecins, un sénologue et un gynécologue, ont été mobilisées pour les consultations. La première patiente a été soumise à un questionnaire. Après palpation, elle a été orientée vers le gynécologue. La spécialiste avait suspecté une grossesse. Mais ce fut le bouleversement. La patiente qui est à sa troisième grossesse est atteinte du VIH-sida.Son premier enfant est indemne, sa seconde grossesse gémellaire avait donné naissance à un enfant contaminé alors que le second était sain et sauf. Quant à sa grossesse actuelle, le f?tus est atteint. Face aux spécialistes qui l'entouraient, elle ne voulait en aucun s'expliquer. Elle est même contre la contraception. Pour ce qui est de son mari, il refuse de se faire examiner. Pour elle, c'est une grossesse désirée qu'elle compte mener à son terme. Devant la sage-femme qui essayait de la convaincre à se faire ligaturer les trempes, elle détourne la tête et s'en va. A 22 ans, cette jeune femme ne semblait pas prendre conscience du danger de cette maladie. Selon Wassila, sage-femme en chef, nombreuses sont les femmes atteintes de VIH-sida et qui ne veulent rien savoir. « Après examen, certaines ne reviennent plus, alors que d'autres déménagent et changent de localité », révèle-t-elle.De son côté, le Dr Mustapha Zenagui, directeur de l'EPSP de Abalessa, a assuré que son établissement dispose de toutes les commodités nécessaires relatives au dépistage et à la prévention contre le VIH-sida. Les analyses et les prélèvements sont transmis aussitôt à l'hôpital de Tamanrasset pour un premier diagnostic. Ensuite, ces mêmes analyses sont envoyées au centre de référence de Sidi Fredj à Alger pour une seconde confirmation. « A notre niveau, aucun problème n'est à signaler. Seulement, une fois que le patient atteint est informé qu'il est porteur du VIH-sida, il disparaît sans donner signe de vie », déplore le spécialiste. « La majorité des personnes atteintes sont des migrants mais on ne peut les obliger à faire des analyses », ajoute-t-il.Des équipes composées de 5 spécialistes se déplacent chaque mois vers une région ciblée et se chargent de la vaccination (tuberculose, polio, grippe), pour éviter toute contamination ou transmission. Après plusieurs consultations, un cas de cancer du sein a été détecté. La patiente sera transférée mardi prochain au CPMC pour une prise en charge immédiate.
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