Alger

Les partisans de la centralisation montent au créneau Choix du mode de gestion des 'uvres sociales



Les partisans de la centralisation montent au créneau                                    Choix du mode de gestion des 'uvres sociales
Les élections qui se dérouleront demain dans tous les établissements scolaires pour le choix du mode de gestion des 'uvres sociales ont créé un remue-ménage auprès des syndicats autonomes qui sont partagés sur le bulletin à plébisciter.
Hier, le Conseil national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Cnapest) et l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef) ont plaidé pour la centralisation de la gestion des 'uvres sociales. Ce choix est considéré comme «idéal» pour préserver le principe de solidarité. Lors d'un point de presse tenu à Alger, Nouar Larbi (représentant du Cnapest) et Sadek Ziri (de l'Unpef) n'ont pas ménagé leurs «adversaires» qui faisaient campagne pour la décentralisation : «Une myriade de syndicats sans ancrage syndical, en mal de représentativité et de mèche avec le syndicat usurpateur du droit des travailleurs (') qui se sont donné pour objectif de faire croire aux travailleurs les vertus de la décentralisation.»
Les deux conférenciers ont battu en brèche les arguments avancés par les partisans de la décentralisation, qui ont appelé à choisir le bulletin n°2. Ce mode de gestion, réclamé pourtant par plusieurs syndicats, consiste en la répartition des fonds des 'uvres sociales sous forme de 13e mois ou encore de laisser le libre choix aux travailleurs au sein de chaque établissement de disposer de cet argent, selon les circonstances et les occasions.
Selon le Cnapest et l'Unpef, «la décentralisation mettra fin à toute possibilité d'engager des investissements de grande envergure. Les travailleurs de l'éducation souhaitent avoir un hôpital destiné à eux, comme les militaires et les policiers qui disposent de structures de soins.
Si ces fonds sont émiettés par établissements, ce genre d'investissement attendu notamment par les enseignants de l'intérieur du pays ou du Sud ne peut même pas être envisagé», explique Nouar Larbi, non sans critiquer les arguments de l'autre «clan» vantant les mérites de la «gestion par établissement».
Quant aux craintes de corruption présentée par les opposants à la centralisation comme un épouvantail, les conférenciers expliquent que l'élection d'un délégué au niveau de chaque établissement et la désignation d'une commission de wilaya par les délégués des établissements ainsi que le choix des membres de la commission nationale réduiront ce risque.
«L'épouvantail de la corruption»
Il y a aussi des mécanismes «fiables» quant à la traçabilité des fonds des 'uvres sociales et des bénéficiaires. «Chaque délégué élu est responsable de son mandat ; des poursuites peuvent également être envisagées en cas de défaillance», rassure Nouar Larbi. Ce dernier accuse les syndicats appelant à la décentralisation de vouloir «nuire au travail syndical à long terme. C'est l'objectif recherché par le ministère, qui se sert de ces syndicats afin d'occuper les travailleurs dans des considérations purement mercantiles et de fermer les yeux sur les préoccupations syndicales». Et d'ajouter, dans une déclaration remise aux journalistes : «Nous nous demandons même pourquoi ce mode de gestion (décentralisation) n'a pas été adopté pendant 17 longues années.
Où étaient ces syndicats quand nous avons pris nos responsabilités historiques de libérer ce bien des travailleurs des mains des pseudo-syndicalistes ' Quelle expérience leur permet aujourd'hui de prétendre donner des leçons sur la solidarité aux travailleurs '» Les représentants du Cnapest et de l'Unpef se disent optimistes quant aux résultats de l'élection de demain.
Les commissions nationale et des wilayas, une fois installées, auront pour mission de poursuivre en justice les membres de la commission de gestion précédente et demanderont des comptes sur le passif, des sommes «colossales» oubliées de 1984 à 1991.
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