Les législatives de mai 2012 se dérouleront à l'ombre de ce qu'on appelle communément le "Printemps arabe". Leur spécificité découle donc d'un contexte régional qui a vu le triomphe des islamistes au Maghreb. Nul donc n'a intérêt à voir se répéter le scénario des législatives de 2007, qui avaient connu une abstention généralisée.
Les législatives de mai 2012 se dérouleront à l'ombre de ce qu'on appelle communément le "Printemps arabe". Leur spécificité découle donc d'un contexte régional qui a vu le triomphe des islamistes au Maghreb. Nul donc n'a intérêt à voir se répéter le scénario des législatives de 2007, qui avaient connu une abstention généralisée.
Il sera difficile pour l'Algérie de se contenter d'une dernière place en matière de démocratie alors qu'il n'y a pas longtemps, le pays s'enorgueillissait d'en être le pionnier. A l'approche de ces échéances, les partis qui sont politiquement motivés, multiplient les actions en direction des électeurs en vue de les y faire intéresser du mieux qu'ils peuvent suivant bien sûr leurs croyances et stratégies propres. Le MSP pense avoir fait un geste spectaculaire en prononçant le divorce d'avec la coalition présidentielle. Ahmed Ouyahia, a taxé son désormais ex-partenaire de parti « qui attend les cinq dernières minutes pour rejoindre l'opposition ».
Mais du point de vue du parti islamiste qui, quelques jours plus tôt, s'occupait d'organiser la visite à Alger du président du parti tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, il faut basculer dans l'opposition, pour pouvoir prétendre au trône. Toujours est-il que le chef du RND se pose d'ores et déjà comme le représentant du courant nationaliste. Il affiche toute sa superbe face à un FLN en proie à des remous internes récurrents. Tout en reprochant en filigrane au MSP de s'être désolidarisé avec le programme du président de la République, Ahmed Ouyahia, charge également son rival nationaliste qu'est le FLN. Celui-ci se voit qualifié indirectement de parti de «l'exclusion». «Nous ne déclarons pas obtenir 30% ou 40% des voix aux élections prochaines. Notre participation se fera sans aucun sentiment d'exclusion ni d'hostilité pour quiconque ou envers aucune formation politique légitime", a-t-il déclaré se démarquant ainsi d'Abdelaziz Belkhadem sur les chances des uns et des autres de remporter les futures élections. Le PT de Louisa Hanoune, visiblement rangé du côté du chef de l'Etat, semble mener une guerre contre le FLN, le RND et les partis islamistes réunis.
La SG du PT n'a eu de cesse d'accuser tout ce beau monde d'avoir «détourné» de leur vocation les réformes initiées par le président Bouteflika. On doit cependant à Mme Hanoune une lecture assez originale des futures législatives. Elle voit ses joutes comme une opération devant mettre en place, une «constituante de fait». L'amendement de la Constitution dont sera chargée la future assemblée est perçu par le PT comme une rédaction d'une nouvelle loi fondamentale. Pour cette raison, elle appelle à un vote massif des électeurs. Ennadha de Fethi Rebai appelle quant à lui à une coalition des partis islamistes.
On sera étonné de voir le MSP qui certainement rêve des premiers rôles, répondre à cet appel. Quant au FFS, revenant d'une longue absence, il n'a pas encore divulgué toutes ses cartes. Il a donné rendez-vous à fin janvier à l'occasion d'une convention nationale qui décidera de la marche à suivre. Le RCD, pour l'instant, ne semble pas très intéressé par les prochaines joutes, Saïd Sadi ayant mis en doute à plusieurs reprises la sincérité du scrutin. A l'autre bout, deux petits partis ont fait connaître leur participation, il s'agit du FNA et d'Ahd 54. Comme quoi, en ce début d'année, on peut dire que le mouvement d'ensemble des acteurs qui s'apprêtent à sortir le grand jeu pour affronter l'épreuve des urnes n'a pas encore dégagé des traits assez significatifs qui permettraient de situer chacun parmi des coalitions ou des alliances.
Il sera difficile pour l'Algérie de se contenter d'une dernière place en matière de démocratie alors qu'il n'y a pas longtemps, le pays s'enorgueillissait d'en être le pionnier. A l'approche de ces échéances, les partis qui sont politiquement motivés, multiplient les actions en direction des électeurs en vue de les y faire intéresser du mieux qu'ils peuvent suivant bien sûr leurs croyances et stratégies propres. Le MSP pense avoir fait un geste spectaculaire en prononçant le divorce d'avec la coalition présidentielle. Ahmed Ouyahia, a taxé son désormais ex-partenaire de parti « qui attend les cinq dernières minutes pour rejoindre l'opposition ».
Mais du point de vue du parti islamiste qui, quelques jours plus tôt, s'occupait d'organiser la visite à Alger du président du parti tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, il faut basculer dans l'opposition, pour pouvoir prétendre au trône. Toujours est-il que le chef du RND se pose d'ores et déjà comme le représentant du courant nationaliste. Il affiche toute sa superbe face à un FLN en proie à des remous internes récurrents. Tout en reprochant en filigrane au MSP de s'être désolidarisé avec le programme du président de la République, Ahmed Ouyahia, charge également son rival nationaliste qu'est le FLN. Celui-ci se voit qualifié indirectement de parti de «l'exclusion». «Nous ne déclarons pas obtenir 30% ou 40% des voix aux élections prochaines. Notre participation se fera sans aucun sentiment d'exclusion ni d'hostilité pour quiconque ou envers aucune formation politique légitime", a-t-il déclaré se démarquant ainsi d'Abdelaziz Belkhadem sur les chances des uns et des autres de remporter les futures élections. Le PT de Louisa Hanoune, visiblement rangé du côté du chef de l'Etat, semble mener une guerre contre le FLN, le RND et les partis islamistes réunis.
La SG du PT n'a eu de cesse d'accuser tout ce beau monde d'avoir «détourné» de leur vocation les réformes initiées par le président Bouteflika. On doit cependant à Mme Hanoune une lecture assez originale des futures législatives. Elle voit ses joutes comme une opération devant mettre en place, une «constituante de fait». L'amendement de la Constitution dont sera chargée la future assemblée est perçu par le PT comme une rédaction d'une nouvelle loi fondamentale. Pour cette raison, elle appelle à un vote massif des électeurs. Ennadha de Fethi Rebai appelle quant à lui à une coalition des partis islamistes.
On sera étonné de voir le MSP qui certainement rêve des premiers rôles, répondre à cet appel. Quant au FFS, revenant d'une longue absence, il n'a pas encore divulgué toutes ses cartes. Il a donné rendez-vous à fin janvier à l'occasion d'une convention nationale qui décidera de la marche à suivre. Le RCD, pour l'instant, ne semble pas très intéressé par les prochaines joutes, Saïd Sadi ayant mis en doute à plusieurs reprises la sincérité du scrutin. A l'autre bout, deux petits partis ont fait connaître leur participation, il s'agit du FNA et d'Ahd 54. Comme quoi, en ce début d'année, on peut dire que le mouvement d'ensemble des acteurs qui s'apprêtent à sortir le grand jeu pour affronter l'épreuve des urnes n'a pas encore dégagé des traits assez significatifs qui permettraient de situer chacun parmi des coalitions ou des alliances.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LARBI GRAINE
Source : www.lemidi-dz.com