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Les parties en conflit bientôt à Alger



Les parties en conflit bientôt à Alger
Les parties libyennes en conflit se réuniront incessamment à Alger pour trouver un compromis à leur différend. Il est déjà jugé extrêmement important que les concernés franchissent le cap psychologique d'accepter de se réunir autour de la table pour débattre de la crise qui déstabilise leur pays depuis l'effondrement du régime de Kadhafi, en 2011. C'est ce qu'affirme le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. « Le fait que toutes les parties libyennes acceptent d'aller vers le dialogue est un pas extrêmement important », a-t-il déclaré hier sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Tout porte à croire que l'accord de paix et de réconciliation signé par les Maliens a inspiré les belligérants en Libye. Le niveau de représentation des participants annoncés augure de la crédibilité de la rencontre. En effet, des leaders politiques et chefs militaires devront rallier l'Algérie pour entrevoir une solution politique qui sortira la Libye du chaos dans lequel elle s'est enlisée. Dans ce cas aussi, l'Algérie a pris les devants en contactant toutes les parties qui comptent sans distinction, à l'exception des groupes terroristes reconnus comme tels par l'organisation des Nations unies. Plus de 200 acteurs auraient été approchés. Alger, comme elle l'a fait dans le dossier malien, agit dans la discrétion pour rapprocher les points de vue, aplanir les divergences et réunir sur son sol les adversaires. « Nous nous sommes beaucoup investis, et inscrivons nos efforts dans la recherche d'une solution politique pour la Libye. Nous avons durant ces dernières semaines, pour ne pas dire ces derniers mois, énormément investi, nous l'avons fait dans la discrétion la plus totale, nous avons reçu plus de 200 acteurs libyens à Alger », a révélé Messahel. Des rencontres se seraient déroulées à Alger, entre des représentants de factions opposées, des principes d'accord auraient été passés. Et l'effort se poursuit. Un fil conducteur détermine ces conciliabules : la solution est politique. En dehors de celle-ci, c'est la porte à l'aventure des armes et à l'intervention étrangère. Il est clair que cette approche coupe l'herbe sous les pieds des tenants de l'expédition militaire dont les conséquences sont inévitablement désastreuses. Les Libyens semblent être acquis au principe de la préservation de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale de leur pays. Ce n'est pas le moindre des minima autour duquel vont devoir s'agréger les autres éléments de l'issue finale. Alger n'est pas seule dans ce travail de médiation. Les Nations unies ont délégué une mission en Libye qui s'emploie à encourager le dialogue entre les parties antagonistes. Cette mission a confirmé la réunion de la semaine prochaine dans la capitale algérienne, laquelle sera suivie d'une autre rencontre à Bruxelles. Elle a également convoqué une troisième réunion qui concernera les chefs de tribus et d'autres responsables de la société civile libyenne. Dans cette perspective, elle a appelé les chefs de groupes armés à un cessez-le-feu et à s'engager dans le processus de dialogue de « manière constructive ». La crise libyenne, de par ses extensions sécuritaires dans la région, n'indiffère pas les pays limitrophes. Selon le ministre délégué, ces derniers se concertent pour aider les Libyens à aboutir à une solution politique devant se solder par la mise en place d'un gouvernement d'union nationale. Plusieurs réunions se seraient tenues à ce sujet.


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