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Les partenaires définissent leurs objectifs Nouvelle politique industrielle



Les partenaires définissent leurs objectifs Nouvelle politique industrielle
Chacun a exprimé, par anticipation, ses préoccupations et attentes. Le gouvernement, représenté par Chérif Rahmani et Hocine Necib respectivement chargés des secteurs de l'industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement et celui des ressources en eau, a souligné que l'objectif attendu de cette politique est « d'amorcer par la qualité le made in Algeria » et « d'avantager la préférence nationale ». M. Rahmani a souligné que la nouvelle démarche ne relève pas d'un choix politique et est loin d'être « le reliquat d'une économie administrée ». Il ne s'agit pas seulement, d'après lui, de relancer certaines activités industrielles comme le textile ou la mécanique mais d''uvrer à l'émergence de nouvelles filières, citant, entre autres, l'industrie des ressources en eau, l'industrie de la ville durable, l'industrie de l'automobile et de l'impression (culture). M. Rahmani soutient que cette nouvelle démarche vise la croissance de la productivité, l'optimisation de l'outil national et le développement de l'ingénierie à travers le renforcement des ressources humaines et la formation. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement, dit-il, « explore aujourd'hui de nouvelles voies fondées en premier lieu sur le partenariat public-public et public- privé pour arriver à concrétiser des partenariats privé-privé ». C'est dans ce cadre, d'ailleurs, que s'inscrivent les deux protocoles d'accord signés hier. Poval, entreprise nationale publique, implantée dans une région agricole à Berrouaghia, menacée il y a quelque temps de dissolution, va, grâce à ce partenariat public-public, « connaître une nouvelle vie », selon M. Rahmani. L'accord signé avec l'ONA a pour objectif la réalisation d'une station d'épuration des eaux usées 100% algérienne alors que celui paraphé avec l'ADE prévoit des contributions en matière de sous-traitance de pièces spécifiques (vannes, têtes de bouche à clés, tubulures de conduites d'eau...). Pour M. Necib, cette nouvelle démarche industrielle « ouvre les voies de l'innovation et de l'investissement et encourage le montage du partenariat ». Côté UGTA, on estime qu'« il ne peut y avoir une puissance économique sans la construction d'une industrie basée sur la confiance ». Son secrétaire général, Abdelmadjid Sidi-Saïd, a souligné que cette nouvelle démarche industrielle ne peut réussir si « ne favorise pas l'entreprise nationale ». M Sidi-Saïd, qui préfère parler « de réhabilitation » au lieu « de renouveau industriel » soutient qu'il est impératif que les partenaires sociaux conjuguent leurs efforts en vue de faire prévaloir l'intérêt collectif.Le patronat plaide pour un environnement stable
Les organisations patronales se réuniront aujourd'hui, à huis clos, en vue de décider de clôturer ou pas leur session de travail ouverte il y a plus d'un mois pour la préparation de la tripartite et désigner à l'occasion un porte-parole, a souligné M. Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien. Il fera observer que la feuille de route du patronat ne comportera pas de nouvelles propositions « mais s'inscrit dans la continuité de ce qui a été proposé lors des dernières tripartites ». Le plus important pour le patronat, selon lui, est d'avoir « un environnement d'investissement stable, harmonieux qui implique davantage les partenaires sociaux ». Le président de l'Union nationale des investisseurs (UNI), M. Rahim, soutient, pour sa part, que le patronat milite surtout pour la liberté de l'investissent et la levée de tous les obstacles à la création d'emplois et de richesse.
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