Si le milieu scolaire s'est transformé ces dernières années en un espace propice aux violences de tout acabit, il est aussi connu pour être un réceptacle de certaines maladies bénignes mais souvent contagieuses. Bien qu'il y ait une nette amélioration en matière d'hygiène sanitaire au niveau des établissements scolaires, des cas de pédiculose (maladie liée aux poux), ou encore de gale subsistent et continuent de se manifester dans les écoles, et pas qu'en milieu rural.Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Des directions relevant de quelques établissements scolaires de la capitale illustrent ce phénomène devenu récurrent, et font état aujourd'hui d'une progression des épidémies de poux et de gale dans certaines écoles, toutefois à degrés variables. C'est du moins ce que laissent croire des échos émanant de parents d'élèves ayant reçu une note des écoles où sont scolarisés leurs enfants.
«Le médecin de l'hygiène scolaire nous a informés d'une épidémie de poux, de gale, de gastro-entérite et de vers intestinaux qui sévit en Algérie actuellement », est-il écrit dans ce petit communiqué adressé aux parents.
«Pour cela, il est demandé aux parents d'être vigilants et de prendre quelques précautions», précise la même source. On leur a, entre autres, recommandé de vérifier régulièrement la chevelure de leurs enfants, et d'utiliser une lotion de la marque Délice Solution, en cas de contamination accompagné d'un shampoing anti-poux.
Les réactions des parents d'élèves vis-à-vis de la diffusion de cette note qui, faut-il le préciser, n'a pas concerné tous les établissements scolaires, ont été distinctes. D'aucuns ont exprimé dans ce sens leur appréhension quant à une sérieuse propagation de ces épidémies quand d'autres minimisent la situation en avançant qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer.
«En ce qui me concerne, je n'ai reçu aucune notification de ce genre, mais les années précédentes si», a indiqué par téléphone une parente dont les deux enfants sont scolarisés dans une école primaire à Alger-Centre. Selon cette dernière, pour ce qui est de l'épidémie de poux par exemple, celle-ci revient épisodiquement mais n'a jamais représenté une réelle menace pour tous les élèves. On nous apprend encore que pratiquement chaque année, il arrive qu'à certaines périodes, on recense deux à trois cas maximum dans une école entière. Mourad Fekad, qui enseigne dans une école primaire à Ben Aknoun, précisera, pour sa part, que ce genre de note est souvent adressé aux parents dans le but de faire un travail de prévention afin de prévenir l'aggravation de ce type de problèmes et ça ne va pas plus loin que ça.
Notre interlocuteur a signalé que certes, la manifestation de ces maladies contagieuses se fait récurrente et c'est évident qu'il faut s'y pencher sérieusement pour trouver une solution définitive, cela dit, «la situation est loin d'être au stade de l'affolement», a-t-il soutenu.
D'autres acteurs du secteur de l'éducation estiment qu'il est difficile d'éradiquer totalement ce phénomène des écoles, car là où il y a une forte concentration d'enfants, il y a systématiquement des parasites et des bactéries qui se créent et se développent par un simple contact corporel. Il suffit qu'un seul cas soit déclaré pour que les personnes l'entourant soient touchées elles aussi.
En sachant que la loi interdit formellement de renvoyer un élève qui présente des signes apparents de telle ou telle infection. Par conséquent, la médecine de l'hygiène scolaire envoie des notes de ce genre pour inculquer aux parents les bons gestes à adopter dans l'optique d'endiguer ces maladies avant qu'elles ne se répandent sérieusement.
Outre la prévention, il est du devoir de l'Etat de prendre ses responsabilités et de mettre en ?uvre d'autres méthodes pour limiter l'apparition de ces maladies en milieu scolaire.
M.?Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Massiva Zehraoui
Source : www.lesoirdalgerie.com