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Les opérateurs algériens rétifs



Les opérateurs algériens rétifs
Le directeur général de l'Algex, Khemenou, a reconnu, lors de la réunion de préparation des prochaines expositions du Cameroun, de la Côte d'Ivoire et de la Tunisie, que beaucoup de difficultés sont rencontrées concernant la participation de nos entreprises à ces rendez-vous. « Nous éprouvons beaucoup de difficultés à réunir un nombre suffisant d'opérateurs qui veulent y aller exposer leurs produits », a-t-il précisé. L'Algérie a au programme « quatre à cinq expositions dites spécifiques par an ». Il a fait savoir que pour les autres foires, il n'y a pas ce genre de problèmes. Il faut, selon M. Khemenou, « une vingtaine d'exposants » pour réussir ce type de manifestation à caractère économique. Trois régions importantes ont été retenues cette année pour le placement des produits algériens, à travers la Tunisie, où l'exposition est prévue en juin, le Cameroun et la Côte d'Ivoire (septembre-octobre). Le Cameroun occupe, dit-il, « une place importante en Afrique centrale avec la Cémac (Communauté économique de l'Afrique centrale) qui regroupe le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, la République centrafricaine, et un port aussi, ce qui peut faciliter la pénétration des produits algériens dans les pays limitrophes. Ce sont les mêmes avantages qui s'offrent à l'Algérie pour la Côte d'Ivoire qui dispose, elle aussi, d'une infrastructure portuaire et d'une place stratégique dans la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest. Ce pays vient de sortir d'une instabilité suite à une crise politique et renoue avec la croissance. Quant à la Tunisie, c'est un peu le retour avec « un nouvel état d'esprit », précisera-t-il. La destination camerounaise a connu, cependant, « une déprogrammation continue et on espère qu'avec les engagements de ce pays qui était l'invité d'honneur de la dernière édition de la Foire internationale d'Alger, les opérateurs algériens trouveront désormais beaucoup d'opportunités », a déclaré l'attaché commercial à l'ambassade du Cameroun à Alger.Nasri Ali Bey, président de l'Association nationale des exportateurs algériens, a, lui aussi, confirmé ces difficultés, appelant les opérateurs algériens à « une forte participation » à ces rendez-vous par des « opérateurs professionnels ». Ces destinations sont régionales, dit-il, et le choix relève d'un comité national qui regroupe le ministère du Commerce, la Safex et d'autres organismes comme l'Agence de développement des investissements, la Cnan (transport maritime) et Air Algérie (transport aérien). Pourtant, des exportateurs connaissent déjà ce marché, à l'image de certains minotiers pour les pâtes, de Cevital pour le sucre. Toutefois, certains voudraient que les responsables chargés des marchés à l'export leur définissent, d'abord, « les besoins de ces pays pour voir quels produits on pourrait placer ». Un travail qui est « en train de se faire », rassure le PDG de l'Algex qui a appelé les opérateurs algériens à rester en contact avec l'Agence. Les échanges avec ces pays sont symboliques (0,37 million de dollars d'exportations algériennes vers le Cameroun), mais avec « la stabilité qui revient dans ces régions » et les besoins à satisfaire, beaucoup d'opportunités ne manqueront pas de s'offrir aux produits algériens pour ces mêmes marchés et les pays limitrophes.


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