Résumé : Fadhéla cède à la demande de sa mère qui tient à leur réconciliation. Walid a besoin de ses deux parents. Le lendemain, Rédha et Samra viennent les voir. Rédha et Fadhéla sortent pour discuter plus à l'aise. Ils se promènent à travers les rues d'Alger, puis s'assoient dans un jardin. Rédha se confie à elle comme il ne l'a jamais fait de toute sa vie.-Maranish kima bekri, tbedelt. Crois-moi, j'ai changé. Il y a longtemps, précise-t-il. J'ai toujours espéré que tu ne découvres jamais la vérité. Je te demande pardon. Crois-moi, je n'ai jamais voulu te faire de mal. Je n'exagère pas si je te dis que tu es la dernière personne sur terre que je voudrais voir souffrir. Est-ce que tu pourras me pardonner un jour ' Est-ce que tu me crois '
-Oui, oui, je te crois, répond-elle en prenant sa main pour la serrer. C'est vrai que c'était dur. J'étais sous le choc, en colère. Je voyais flou...Mon monde s'écroulait. J'étais en colère, contre toi, contre moi, même contre le mektoub qui nous a réunis. J'en voulais au monde entier.
-Pardonne-moi Fadhéla. Je te jure que dès la première fois que je t'ai vue, j'ai ressenti quelque chose de fort. Je t'ai tout de suite aimée. Je me suis marié avec toi avec l'espoir d'en finir avec mon passé. Depuis, je n'étais plus attiré par... Grâce à toi, je suis devenu normal. Tu m'as donné le plus beau des cadeaux, un fils. Fadhéla, ma vie tourne autour de vous deux, crois-moi !
-Je ne peux pas me plaindre de ce côté. Tu as été un bon mari et un bon père.
-Je voudrais encore l'être affirme-t-il. Il suffit que tu me donnes cette chance et qu'on tourne la page, qu'on oublie le passé.
-Tu sais, je n'ai rien dit à ma famille. Je n'ai pas eu le courage de dire la vérité. J'avais honte pour toi, pour moi. Ma mère et ma s?ur n'ont pas cessé de m'encourager à retourner avec toi, car tous les couples connaissent des hauts et des bas.
-C'est encore mieux. Elles sont de notre côté. Elles tiennent à ce qu'on ait une nouvelle chance.
-J'ai encore mal au c?ur. Hier encore, je pensais à notre séparation et à te punir en t'interdisant de t'approcher de Walid. Mais j'ai eu peur pour toi. Je ne voulais pas que tu te fasses du mal.
Rédha le lui confirme.
-Vous êtes ma bouée de sauvetage. Si tu ne m'avais pas donné cette chance, j'aurais mis fin à mes souffrances. Tu n'aurais plus entendu parler de moi. Je ne suis rien sans vous, j'ai déjà perdu ma mère, qu'elle repose en paix. Je n'aurais pas survécu à notre séparation, je t'aime. Je ne joue pas la comédie. Fadhéla, est- ce que tu me crois '
-Oui. On va rentrer ensemble. Ta mère a tout fait pour que nous restons ensemble, lui dit-elle. Je pense qu'elle ne trouvera jamais le repos si on se sépare. Mais l'avertit-elle, si tu recommences, je ne répondrai plus de moi.
-Je te jure sur ce que j'ai de plus cher. Tu es l'unique femme de ma vie.
Fadhéla veut bien le croire sur ce point. Savoir qu'elle est l'unique femme de sa vie lui fait du bien et la rassure. En plus d'être le père de son enfant, il est aussi le seul homme qu'elle ait aimé. Même si dans les moments de colère, elle a sérieusement pensé à le quitter et à le priver de Walid, après réflexion, elle écoute son c?ur.
-Allez, on rentre, lui dit-elle. Walid me manque. Et puis, nos familles doivent s'inquiéter.
Rédha sourit, mais son visage est grave.
-Oui, allons les rassurer. Tout comme ta mère, ma mère ne nous veut que le meilleur. Rentrons.
-Je promets de ne plus jamais te décevoir. Je serais tout à vous deux !
Lorsqu'ils retournent à la maison, ils entendent Walid pleurer. Samra est soulagée. Elle le remet à Rédha qui se met à lui murmurer à l'oreille. Walid rechigne un peu, puis se calme. Toute la famille est surprise.
-On a tout essayé, mais rien. On a vérifié, il est propre, il n'a pas faim, il a même refusé de prendre le biberon.
-Tout ce qu'il voulait, en conclut Kahina, ce sont ses parents. Qu'Allah vous garde unis.
-Inchallah.
Toute la famille est rassurée. Le dîner se passe dans une ambiance sereine. On ne cesse de parler de Nedjma.
-Elle vivra dans nos c?urs, dit Rédha. Je regrette que Walid n'ait pas eu la chance de la connaître. Demain, j'irais me recueillir sur sa tombe avant que nous ne rentrions à Londres.
-Si tu veux, on t'accompagnera, propose Samra.
-On verra demain...
Samra et Fadhéla échangent un regard. Elles ont compris. Il n'a pas besoin de le dire. Il voudrait s'y rendre seul.
(À SUIVRE)
T. M.
[email protected]
Vos réactions et vos témoignages sont les bienvenus.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Taos M'HAND
Source : www.liberte-algerie.com