Ce congrès dédié notamment aux «martyrs du printemps arabe», «marque la première étape dans le changement souhaité par les dignes héritiers de Cheikh Nahnah.
Le FIS dissous renvoie l'ascenseur au Front du changement. La caution est aperçue à travers la présence des militants de l'ex-FIS parmi les congressistes. Après ces appels du pied incessants à leur encontre, les activistes du parti dissous semblent apporter leur caution tant convoitée par les partis islamistes au Front du changement (FC).
La présence très remarquée de Hachemi Sahnouni au congrès du FC dont les travaux ont débuté hier, à la coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger, ne laisse aucun doute quant à ce choix. «On demande à l'Etat de lever toute discrimination et exclusion commises contre les militants du FIS dissous et leur accorder une réhabilitation complète», réitère le porte-parole de cette formation, Abdelmadjid Menasra, lors de son allocution. En d'autres termes, le chef du FC revendique le blanchiment total des ex- activistes du FIS. «Nous allons réaliser le changement auquel aspirent les Algériens et rendre espoir aux jeunes», a souligné Menasra lors d'une allocution d'ouverture. Devant une assistance composée de 2000 congressistes et environ 4000 autres participants, si l'on se fie aux statistiques des organisateurs, le responsable du conseil consultatif du FC, Ahmed Dan a souligné que ce congrès dédié notamment aux «martyrs du printemps arabe», «marque la première étape dans le changement souhaité par les dignes héritiers de Cheikh Nahnah. En revanche, dit-il, «on n'attend rien de ceux qui nous ont pris à la gorge pour l'histoire d'une lettre». Dans le même ordre d'idées, Menasra n'a pas manqué d'utiliser le terme «toghat» pour qualifier les «oppresseurs du peuple». Ce même responsable n'a pas caché son ambition de rafler la mise lors des législatives du 10 mai, et de prendre les rênes du gouvernement qui en serait issu. A travers l' égrènement dans son chapelet de points inscrits au programme de son parti, Menasra revendique une nouvelle politique diplomatique qui sera basée, selon lui, sur le dialogue sans conflit et l'ouverture des frontières. Tout en soulignant que de nos jours où la tendance générale est désormais «le peuple veut le changement», le porte-parole du FC implore le chef de l'Etat à «tenir les promesses de ses engagements de changements en obligeant toutes les parties concernées à respecter leur contenu».
A l'adresse des partis, il réitère son appel à «l'alliance de tous les partis islamistes sur la base de programme et non de sièges pour concrétiser le changement pacifique avant qu'il ne soit trop tard, sans toutefois recourir à aucune sorte de violence». Le Front du changement fait partie des dix-sept nouvelles formations politiques ayant obtenu l'autorisation d'organiser leur congrès constitutif, conformément à la nouvelle loi organique relative aux partis politiques, rappelle-t-on.
Plusieurs personnalités nationales et représentants de la société civile, étaient présents à l'ouverture des travaux du congrès, qui se poursuivront vendredi après-midi à huis clos. Cependant, hormis Djamel Abdeslam, le responsable d'un nouveau parti islamiste, les autres personnalités politiques ont brillé par leur absence à ce congrès. Néanmoins, il est relevé la présence de deux représentants de partis marocains dont celui du Parti de la justice et du développement, le président du conseil consultatif irakien, le représentant de parti Ennahdha de Ghanouchi, ceux des partis islamistes du Soudan, etc.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed BOUFATAH
Source : www.lexpressiondz.com