La contestation gagne du terrain au Front de libération national (FLN). Après les mouvements de dissidence créés au sein du comité central (CC), demandant avec acuité et force le départ de l'actuel secrétaire général Abdelaziz Belkhadem, voilà que les militants de base se préparent pour déclencher un autre mouvement de contestation.
L'idée a mûri dans la soirée de mardi. Aussitôt, plusieurs groupes de militants des sept mouhafadas d'Alger ont tenu hier plusieurs réunions en vue de préparer une action de protestation dans les prochains jours. «Les militants des sept mouhafadas d'Alger se sont réunies hier séparément et se sont entendues sur l'organisation d'un rassemblement devant le siège national du parti à Hydra à l'issue duquel ils liront un communiqué de dénonciation de la situation du parti, les agissements du SG et demanderont son départ de la tête du FLN», affirment nos sources.
Cette décision a été prise suite au mouvement de «purge» mené par M. Belkhadem, qui a écarté plusieurs cadres de son parti ayant rejoint le mouvement de contestation au conseil national dont les trois mouhafed de Bouzaréah, d'Hussein Dey et d'El Harrach.
«Ce n'est pas en mettant à l'écart des cadres responsables qui lui exigent de travailler dans la transparence et le respect des statuts du parti qu'il va rester à la tête du FLN. Le parti n'est pas une propriété privée pour qu'il prenne des décisions unilatérales et se met à exclure les gens sans aucune raison valable», ajoutent nos sources.
La date de ce rassemblement n'a pas été encore fixée mais il se tiendra après le retour du secrétaire général de Berrouaghia, où il est en visite. «Nous voulons organiser ce rassemblement lorsqu'il sera présent au siège du parti. Belkhadem doit nous écouter et savoir tout ce que nous pensons sur ce qui se passe au FLN», ajoutent les mêmes sources.
Les cadres du FLN d'Alger se sont mis à mobiliser la base militante contre «les graves dérives commises par Belkhadem». Ils comptent saisir le président de la République pour lui demander d'intervenir afin que le SG cesse ses comportements qui ont transformé le parti en «un espace de conflits et de confrontations entre les militants. Le FLN est caractérisé par une absence totale des structures légales et une gestion anarchique et douteuse». D'autre part, les contestataires du CC comptent tenir prochainement leur réunion.
Il est question de la mise en place d'une «cellule de crise» et «une coordination nationale» chargée de suivre la situation et le travail fait par le mouvement et définir «les missions urgentes qu'il faut accomplir» en signe de poursuite du travail de la contestation. Les adversaires de Belkhadem qui «ne comptent pas le lâcher», comptent saisir la justice pour déposer une requête sur «la non-légitimité» de la 6e session du CC tenue les 15 et 16 juin. «Nous avons regroupé toutes les pièces.
Il ne manque que le procès-verbal de l'huissier de justice portant les 251 signatures des membres du CC. C'est notre droit de le demander», explique Mohamed Bourzam, un animateur du mouvement. Il affirme qu'en dépit de l'assurance affichée par le SG sur la neutralité de l'huissier, ce dernier n'a toujours pas fini la rédaction de son
P-V. «Nous l'avons saisi officiellement et nous comptons avoir ce document pour vérifier l'authenticité des signatures.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouria Bourihane
Source : www.letempsdz.com