Selon M.Tazaghart, "transformer l'ANP en bras politique et militaire d'une école idéologique obsolète est plus qu'une erreur, une faute".Le déploiement de l'emblème amazigh à Alger et dans plusieurs autres villes du pays, lors des marches du 18e vendredi de la révolution citoyenne, malgré l'interdiction dont il a été frappé, a été salué par les militants de la cause amazighe qui se sont félicités de la réappropriation par tous les Algériens du symbole de l'identité amazighe. "On peut désormais dire que rien ne sera jamais plus comme avant. Une nouvelle Algérie est née. Le système est fini", s'est enthousiasmé le militant au long cours, Djamel Zenati, ancienne figure de proue du MCB, dans un post publié sur sa page facebook. "Vendredi 18 : un seul vainqueur, le peuple", a remarqué Brahim Tazaghart, écrivain et militant de la cause amazighe. "Utiliser l'étendard amazigh pour fausser les débats et tenter de porter atteinte à l'unité du peuple en mouvement participe de la mauvaise tactique, sans plus", a-t-il estimé, avant d'avertir : "Tamazight est et sera toujours un facteur d'unité nationale et nord-africaine.
Ceux qui veulent la division pour nous dominer et nous offrir aux forces de la prédation mondiale doivent assumer leurs errements stratégiques devant l'histoire." Partant du fait que l'institution militaire appartient à "tous les Algériens, sans considération aucune pour leurs régions, leurs langues, leurs idéologies ou autres", M.Tazaghart a considéré que "transformer l'ANP en bras politique et militaire d'une école idéologique obsolète est plus qu'une erreur, une faute". Le même chant de victoire est entonné par le professeur Abderrezak Dourari, ancien membre de l'Académie de la langue amazighe avant de claquer la porte début janvier 2019, qui, dans un post sur sa page facebook, a lâché : "L'Algérie plurielle et unitaire a marqué aujourd'hui un grand succès contre le régime." Hakim Saheb, avocat et militant de la cause, n'a pas été en reste.
"Les man?uvres de division et de diversion ne résistent pas à l'épreuve de la solidarité nationale, de la résolution du peuple algérien à se réapproprier les leviers de son destin et à s'émanciper de l'hégémonie et du patrimonialisme de la secte et d'une îssaba (?)", a-t-il affirmé. Pour lui, ce 18e vendredi de la colère citoyenne a "débusqué les man?uvres dilatoires de Gaïd Salah" et "montré que l'heure a sonné pour se débarrasser des chimères et des constructions identitaires virtuelles, et arrêter de considérer l'Algérie comme une province saoudienne ou une succursale dépendante et liée à un mythique et factice ?destin arabe'". La veille de la marche du vendredi 21 juin, le linguiste et mathématicien, Hend Sadi, a promis, dans un post mis sur sa page facebook, que "le drapeau amazigh flottera".
S'adressant au chef d'état-major de l'ANP, il a écrit : "Vous rejetez l'amazighité, comme Abdelaziz Bouteflika jurait que jamais tamazight ne sera langue officielle avant de l'inscrire lui-même dans la Constitution avec le sang de 126 jeunes qu'il a fait assassiner par les gendarmes." "Votre entêtement ne convaincra personne, aucune marcheuse, aucun marcheur de ce mouvement uni, pacifique, mais déterminé. Vous cherchez à le diviser en contestant ce qui est la seule ?constante nationale', le premier facteur d'union de ce pays et, au-delà, de l'Afrique du Nord tout entière", a encore martelé M. Sadi.
Arab Chih
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arab Chih
Source : www.liberte-algerie.com