A quel niveau se situe la faille ?
Tout de suite après les attentats terroristes qui ont coûté la vie à des dizaines de citoyens, le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur les lieux.
A Ben Aknoun, juste en face du siège du Conseil constitutionnel, forte-ment ébranlé par la déflagration, le Premier responsable de l’Intérieur a déclaré que «ce double attentat aurait pour origine deux voitures piégées», sans toutefois écarter l’existence d’un kamikaze dans l’un des deux attentats. Il a assuré que «des mesures sécuritaires seront prises contre ce genre d’incident». Il n’en dira pas plus sur la nature des mesures. Il a seulement ajouté que «nous ne sommes pas à l’abri d’attentats de ce genre», appelant les Algériens à «persévérer dans la vigilance, parce qu’il est facile de commettre un attentat à la bombe». Il faut rappeler ici que lors du dernier double attentat qui a ciblé le siège de la chefferie du gouvernement et le commissariat de Bab Ezzouar, le ministre de l’Intérieur annonçait déjà que des mesures allaient être prises pour éviter que se reproduise ce genre d’attentat terroriste. Les deux attentats d’hier ont été suivis d’une réunion du Haut conseil de sécurité. La sécurité est sur toutes les lèvres depuis les fameux attentats du 11 avril. Le directeur général de la sûreté nationale, Ali Tounsi, annonçait lui-même un plan de sécurisation totale de la capitale. Déclarations qui précédaient le mois de Ramadhan. Il affirmait, en effet, le 8 mars dernier, que la capitale serait entièrement «sécurisée» d’ici la fin de l’année. Nous pouvons encore remonter plus loin où l’on assurait par-ci et par-là que la capitale était à l’abri de ces carnages «et que les menaces des terroristes ne font pas peur». Où donc réside la faille dans ce système de sécurité? C’était aussi le cas avec Dahou Ould Kablia, le ministre délégué chargé des Collectivités locales. Il avait annoncé que le nouveau dispositif de sécurité mis en place s’appuyait entre autres sur les «techniques les plus récentes de prévention contre les attaques à l’explosif». Or, il y a apparemment une défaillance dans ce système nouveau qui n’arrive pas à prévenir les attentats kamikazes. Des attentats qui ont suscité une profonde inquiétude chez les Algérois qui craignent aujourd’hui de voir la capitale replonger dans le cycle des voitures piégées. D’ailleurs, juste après les deux déflagrations, Alger s’est presque vidée de ses occupants. Les rues ont été désertées et la circulation, réputée très dense dans la capitale surtout durant les journées ensoleillées, était des plus fluide...
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com